vendredi 21 juillet 2017

French Read A Thon Été 2017: explications et pal

Bonjour à tous,

Messieurs Lunard, Queudver, Patmol et Cornedrue, spécialistes en assistance aux Maniganceurs de Mauvais Coups, sont fiers de vous présenter
LE FRENCH READ A THON DE L'ÉTÉ 2017 !!! (Ok, promis, j'arrête les références à Harry...)

Pour ceux qui ne savent pas ce que c'est, le French read a thon est un challenge (organisé cette fois-ci par Rondoudou is happy) qui dure une semaine (en l'occurrence, du lundi 24 juillet à 00:00 au dimanche 30 juillet à 23:59), et le but est de lire 7 livres choisis en rapport à des thèmes imposés (il y a 8 thèmes pour laisser un joker à tout le monde). Pas d'inquiétude, le challenge est remporté à partir de 4 livres lus. Chaque jour, il y a des petits défis sur les réseaux sociaux et le but de cette semaine est d'échanger avec d'autres lecteurs (si c'est pas génial, ça!). Bon, c'est la première fois que je me lance mais je ne sais vraiment pas si je vais réussir. Enfin, au pire, ce n'est pas grave, j'aurais pu partager une bonne semaine avec des gens qui aiment lire.

Pour participer:
Si vous avez un blog ou une chaîne youtube: postez un article/ une vidéo explicative du challenge et de votre pal/séléction de la semaine avant qu'elle ne débute puis le bilan à la fin du challenge (réussi ou non, combien de livres lus,...)
Si vous n'en avez pas: postez une photo de votre pal sur les réseaux sociaux

Les thèmes de cette édition sont ci-dessous:

Ma pal:


- Une romance: J'ai choisis Tu ne sais rien de l'amour de Mikaël Ollivier. Je n'en ai absolument pas entendu parler donc ça sera l'occasion de vous le faire découvrir. (lien de sa page Livraddict si vous voulez le résumé)

- Le roman que je veux absolument lire cet été: Une histoire de sable de Benjamin Desmares. Je pense que le titre résume bien mon choix. Ajouter à ça deux garçons semblant venir des années 80... Ce bouquin s'annonce génial. (lien de sa page Livraddict pour son résumé)

- Le livre coup de cœur de mon booktuber, bookstagrammeur ou blogger favoris: Je n'ai choisis personne en particulier, il y a beaucoup de gens que j'aime dans cette communauté alors je me suis dis qu'en règle générale, tous ceux qui avaient lu  Aristote et Dante découvrent les secrets de l'univers de Benjamin Alire Sáenz l'avaient beaucoup aimé et puis, il est dans ma pal depuis 2 ans... il serait peut-être temps de l'en sortir. (c'est peut-être inutile mais comme ça, pas de jaloux, voici son lien)

- Une couverture de ta couleur favorite: La pire mission de ma vie de Robin Benway car son bleu est superbe et ça a toujours été ma couleur préférée. (lien de sa page Livraddict pour son résumé)

- Un livre avec un personnage principal masculin: Facile! Jules de Carole Trébor, le dernier U4 (sans compter Contagion) que j'ai à lire. En plus, j'ai lu les trois autres l'été dernier donc ça me rappellera des souvenirs. (lien de sa page Livraddict)

- Un roman d'aventure ou road-trip: Alors, vous n'êtes pas sans savoir que j'adooore les road-trip l'été (non, je les adore tout court finalement, n'importe quand ça m'est égal) et je n'ai pas encore lu Les petites reines de Clémentine Beauvais alors ça sera parfait. (bon, on ne le présente plus lui non plus mais voici quand même son lien)

- Un livre autre qu'un roman (art, poésie, politique, bien-être,...): pas de livre dans cette catégorie, je n'en ai pas sous la main. Mais pour ceux qui se posent la question, je crois que par roman, cela veut dire "qui ne doit pas comporter une histoire". Parce que je me suis posée la question en voulant prendre une bd ou une pièce de théâtre à la place mais d'après les exemples et ce que j'ai pu comprendre dans la vidéo de lancement, ça ne correspond pas au thème.

- Un livre emprunté: j'en ai emprunté quelques uns qui sont déjà dans ma sélection et il ne m'en restait plus qu'un, ça tombait à pic! Il s'agit de Génération K de Marine Carteron. (le dernier petit lien)

Sur ce, j'espère pouvoir partager avec un maximum de lecteurs, on sera dans la même galère cette semaine. 
Mon adresse mail: lily.lutinscornouailles@yahoo.com
Mon compte instagram: lily.lutinscornouailles

Bien à vous et bonne chance chers petits lutins de Cornouailles,
Lily.

jeudi 20 juillet 2017

Le théorème des Katherine de John Green

éditions: Nathan

nombre de pages: 281

prix: 16,90€

ma note: 7/10: pas la lecture de l'année mais c'était un chouette moment de lecture !

à écouter en lisant cet article: Kansas - Carry on wayward son


La phrase qui résume tout: Colin part en road-trip après s'être fait larguer une dix-neuvième fois par sa dix-neuvième copine, sa dix-neuvième Katherine...

Voilà, mon quatrième John Green... J'ai pour coutume d'en lire un chaque été et ça n'a pas manqué cette année non plus. Celui-ci n'égal en rien Qui es-tu Alaska? et La face cachée de Margo mais il est pas non plus aussi mauvais que Nos étoiles contraires selon moi (j''avais vraiment passé un très mauvais moment de lecture avec ce best-seller, j'en suis navrée pour ses fans).

L'histoire du roman fait typiquement partie de celles qui me plaisent durant cette période de l'année. Plusieurs ados en road-trip, moi, c'est mon truc ! Malheureusement, ce côté est très peu exploité alors que tout porte à croire le contraire dans les premiers chapitres. Le point positif, c'est qu'il en reste agréable à lire. On se retrouve dans un coin un peu perdu du Tennessee, peuplé par des habitants bien décalés.

Le truc, avec ce livre, c'est qu'il n'a pas besoin d'une histoire qui sort du lot avec des actions à chaque pages, de personnages parfaits ou d'une plume à tomber par terre (bien que je garde en tête quelques citations), pour que ça marche. Il est simple mais efficace, ce qui en fait tout son charme.

Je vous avouerais que je n'ai pas trop accroché avec Colin, le surdoué renfermé ainsi qu'avec Lindsey, la forte tête autoritaire qui n'est pas toujours très sympa... Enfin bon, l'important, c'est que ça n'ait pas pris le pas sur ma lecture. Ce fut notamment grâce à Hassan et son humour réellement désopilant (je me suis retrouvée plusieurs fois à rire toute seule).

Le plus de ce bouquin, c'est vraiment l'humour, je tiens à insister là-dessus. Il n'y a, pour notre plus grand plaisir de lecteur, pas qu'Hassan qui est très drôle, les autres personnages le sont aussi, mais souvent contre leur gré.

Les points qui ne m'ont pas du tout dérangée mais qui en ont ennuyé plus d'un, ce sont les notes en bas de page et les mathématiques. Les petites notes m'ont beaucoup plu, on est plus proche du narrateur grâce à ces petites anecdotes amusantes. Quant aux maths, moi qui en fait une terrible allergie, je n'ai pas été plus déboussolée que ça à la vue du contenu de ce roman. Il faut savoir que tous les graphiques, formules et théorèmes sont présents pour accentuer le côté "surdoué cherchant à devenir un génie" de Colin. Ce n'est absolument pas une obligation d'en comprendre le sens exact à chaque fois et d'y passer deux heures, l'auteur nous le précise bien à un moment dans le bouquin.

Ce qui m'a moins enchantée, en revanche, a été la prévisibilité des évèments et le couple final. Mettre deux personnages ensemble est une bonne idée qui réjouit la plupart des lecteurs. Simplement, lorsqu'ils ne sont pas trop compatibles... C'est un peu dérangeant. J'ai eu l'impression que c'était juste une bonne fin pour l'histoire.

Le résumé des lutins: Un bon bouquin estival rempli d'humour, qui fait passer un super moment de lecture. Il n'en reste pas moins prévisible et simple.

P.S: Si toi aussi tu aimes les roman légers l'été et que celui-ci te tente ou que tu l'as déjà lu, fais moi signe en commentaire ou par mail: lily.lutinscornouailles@yahoo.fr
Tu peux d'ailleurs m'envoyer un mail à propos de n'importe quelle lecture (y compris pour les films et les séries).
Dis, sais-tu la nouvelle? Tu peux dorénavant me suivre sur instagram si tu le souhaites: lien de mon compte

Bien à vous, petits lutins de Cornouailles,
Lily.

samedi 15 juillet 2017

AVIS FILM: Le dernier jour de ma vie

V.O: Before I fall

Année de sortie: 2017

Disponible sur Netflix: oui

Adaptation du roman: Le dernier jour de ma vie (Before I fall) de Lauren Oliver

Ma note: 9/10: Comme recevoir un éclair de feu le jour de Noël !


C'est décidé ! A force de chercher des avis de blogueur sur les films et les séries, je me suis finalement dit que nous ne sommes jamais mieux servi que par soi-même. Avec un peu de chance, vous serez peut-être tentés d'échanger à propos de cela avec moi.

J'ai regardé ce film parce qu'il était dans les propositions de Netflix et, pour le coup, heureusement. Ce fut une très belle découverte que je n'aurais pas faite de moi-même. 

On y suit Samantha Kingston (Zoey Deutch) qui vit sans cesse un 14 février. Elle apprendra au fur et à mesure beaucoup de secrets qui l'entouraient pour lesquels elle n'avait jamais prêté attention.

[PARTIE SANS SPOIL]:
J'ai beaucoup aimé ce film qui, par moment, est un peu cliché. C'est vrai qu'une fille super jolie, populaire, qui a un super copain et le reste du monde à ses pieds tout en étant un peu peste parfois, ce n'est pas ce qui manque dans les histoires. On va voir que Sam change bel et bien durant tous ces mêmes 14 juillet.















Parfois, elle est provocante et se met tous ceux qu'elle croise à dos. Sinon, elle va passer un peu plus de temps avec certains personnages, en apprenant à les connaître, eux et leur passée. Elle apprend de ses erreurs et essaye de rendre la vie plus belle et facile à tout le monde.
La fin m'a surprise, vraiment. Je ne m'attendais pas à cela mais surtout, je ne voulais pas que le film s'arrête. Finalement, on y prend goût, à ce jour de la Saint Valentin sans fin. On s'attache aux personnages, on se méfie de quelques uns et on aimerait passer plus de temps avec d'autres. Elle fait passer un très beau message selon moi, bien qu'une chose m'est dérangée (d'où le 9/10).

Pour ceux qui s’arrêtent ici, voici mon mail (pour échanger sur ce film ou autre livre, série ou film): lily.lutinscornouailles@yahoo.com


ATTENTION !!!
[PARTIE AVEC SPOIL]: (un peu plus bas, pour permettre à ceux qui ne veulent pas voir la fin de cacher cette partie)
























Mes moments préférés: 
- la rose de Kent (Logan Miller) en cours de littérature (voir l'image plus haut)





- le jour qu'elle passe avec sa famille,






- l'histoire d'amour entre Kent et Sam
Aimer quelqu'un et devoir recréer de bons moments chaque jour car ils partiront tous en fumée au prochain réveil, être le seul des deux à se souvenir de tout ce qu'il s'est passé... c'est difficile et beau.





- Les moments où elle apprend à connaître les exclus comme Anna et Juliet (Elena Kampouris)

Le seul point négatif selon moi ou, du moins, celui qui m'a dérangée a été le moment où elle embrasse Kent le dernier jour de sa série de 14 février. Il lui court après pour avoir des explications puis elle se sauve, volant au secours de Juliet. Elle lui a bien-sûr promis qu'ils se reverraient et qu'elle l'aimait afin qu'il la laisse faire. Tout est très beau, mais lorsque l'on sait qu'elle finit par se sacrifier pour sauver la vie de la fameuse Juliet... Je n'ai pas pu m'empêcher de penser à ce pauvre garçon qui aimait Sam depuis des années, qui apprend qu'elle l'aime également et qui la voit partir dans la minute qui suit pour ne plus jamais la revoir.

D'un autre côté, la fin est ouverte: peut-être que Sam a réussi à sortir de cette boucle temporelle en gardant l'issue du dernier 14 février? Peut-être qu'elle va simplement se réveiller le lendemain matin, et se retrouver dans un énième jour de la Saint Valentin? Peut-être qu'elle est réellement morte mais que la boucle s'est arrêtée et qu'elle a réussi à sauver Juliet? Personnellement, je penche plus vers la dernière hypothèse, bien que je préfère la première même si elle est un peu simple.

P.-S: Si tu as vu ce film ou que tu veux le voir, tu peux me le dire dans les commentaires ou à cette adresse mail (je réponds toujours): lily.lutinscornouailles@yahoo.com
Si tu veux juste papoter livres, séries et films, privilégie le mail :)

Bien à vous,
Lily.

vendredi 14 juillet 2017

6 potes en 3ème de Sophie Laroche

éditions: Hachette roman

nombre de pages: 304

prix: 12,90€

ma note: 6/10 > lecture passable, ne casse tout de même pas trois pattes à un phénix...

à écouter avec l'article:


résumé du livre en une simple phrase: Une bande de six amis vive leur année de troisième avec ses hauts, mais surtout ses bas...

Pour m'excuser de cette absence, une chronique peu ordinaire. En effet, ce livre mise essentiellement sur les personnages. Puisque nous n'avons pas matière à nous étaler sur l'intrigue, j'ai donc décidé de changer de format d'article pour ce dernier.


Eh bien oui, comme vous pouvez le voir à gauche, cette lecture m'a inspirée en grande partie du dégoût...
La bande de potes dépeinte ici est très lisse tout en manquant cruellement de cohésion à mon goût. On a très souvent l'impression qu'ils n'ont pas de points communs ni rien qui fait d'un tel un meilleur ami par rapport à une autre personne qui ne fait pas parti de la bande. Beaucoup de non-dits, peu de bonnes rigolades. Tout le monde reste dans son coin, paralysé par ses propres problèmes.
Les personnages en eux-mêmes ne m'ont pas charmée non plus...
Solal était quasiment inexistant. Il aime jouer aux jeux-vidéos et... je serais incapable d'en dire plus à son sujet, j'en suis navrée.
Beverly est la petite je-sais-tout-et-je-le-fais-savoir-dès-que-j'en-ai-l'occasion de la pseudo bande. Elle révise jour et nuit pour le brevet des collèges, pleure à chaque fin de contrôle en disant qu'elle n'a pas réussi (alors qu'elle aura la meilleure note, sinon ce n'est pas drôle) et représente pour moi une bonne dose de superficialité. Les notes, ainsi que l'apparence, ne font pas tout.
Mazo est sans doute la plus appréciable pour moi. Simplement, sa naïveté et le fait qu'elle se fasse constamment marcher sur les pieds sans jamais pousser une belle gueulante est assez frustrant.
Nous pourrions accorder à Allie, la belle nageuse, le même reproche qu'à Beverly: elle reste énormément en surface des choses. Son choix cornélien (Ironique? Moi?.. Un peu, oui) entre deux garçons qui semblent intéressés par elle (c'est bien la seule raison qui fait d'eux de potentiels copains) est assez risible, on se croirait à la maternelle.
Louis est de loin celui que j'ai le moins aimé dès le départ. Au premier chapitre le concernant, nous apprenons que son objectif de l'année de troisième est de perdre sa virginité. Je me suis directement dit qu'il devait avoir une vie passionnante et pleine de rebondissements pour que cela soit primordial (enfin bon, c'est une question de point, et voici le mien).
Quant à Léa, j'ai été assez déçue de son évolution et de la tournure de ses actes.  Je l'aimais beaucoup grâce à son amour pour le français et les livres mais il est vite passée à la trappe pour laisser place à une situation un peu exaspérante avec des réactions très infantile de sa part.

Cependant, le dégoût a très souvent laissé place à la joie. Finalement, si ces six personnes sont imparfaites et ont un bon million de défauts, elles n'en sont que plus réels. Toutes leurs erreurs sont typiquement commises par de vrais collégiens de 3ème. Lorsque l'on a mon âge, on est certes agacés par ces clichés mais nous ne pouvons pas les nier car ils sont bel et bien présents. On peut d'ailleurs très souvent se reconnaître dans bon nombre de passages. Aimer un cours que tout le monde trouve barbant et sans importance, comme Léa; être angoissé par le brevet alors que nous n'avons aucun soucis à nous faire, comme Beverly; ne pas vouloir être séparé de ses amis l'an prochain ou même cette année-ci, comme Louis et Mazo, et encore, ces exemples sont personnels...
Nous pouvons également y trouver les premiers sentiments amoureux, inintéressants pour l'une, ressentis envers un professeur pour une autre, un peu hasardeux, cachés ou encore ceux qui ne sont pas réciproques,... Il y en a pour tous les goûts! Je ne continue pas ma liste, qui est déjà bien assez longue, je trouve. Je tiens juste à féliciter le travail que la maison d'édition a fourni sur ce roman en particulier. Il y a beaucoup de détails et la mise en page est très sympa!

Et pour finir, une évidente touche de mélancolie s'est faite ressentir. Bien-sûr, en le lisant durant les deux jours du brevet, marquant ainsi les derniers jours de mes années collèges, je ne pouvais l'éviter. On se rappelle des bons (et des moins bons également, il faut l'avouer) souvenirs de cette période en nous disant qu'elle est désormais révolue, cela fait un drôle d'effet.


Citation préférée: «Lot de consolation, son mec? Peut-être un peu au début. Mais aujourd'hui, elle l'aime. Non, pas «aime», pas tout court. C'est trop fort. Elle l'aime bien, beaucoup, tendrement. Elle l'aime avec adverbe à défaut de passion. Ce n'est sans doute pas assez pour certains, mais c'est déjà trop pour elle, trop pour le quitter.» page 235





le résumé des lutins: une histoire banale, une bande de potes pas suffisamment soudée et des personnages bourrés de défauts. Néanmoins, des collégiens très réalistes avec des histoires communes à beaucoup d'autres jeunes, ce qui facilite l'identification. Nostalgie garantie! De plus, un très bel objet livre.

Je le recommande? A qui? Pourquoi?
La réponse est oui, je le recommande. En particulier à tous ceux qui veulent se replonger dans cette période de leur vie avec ses problèmes, ses joies et ses peines. Parce qu'il est fort probable que ces personnes-ci se reconnaissent et passent un bon moment de lecture tout en repensant à sa propre histoire.

A qui je ne le recommande pas vraiment?
Selon moi, il est plus intéressant d'avoir déjà passé ces moments pour lire ce livre et l'apprécier un maximum (cela dit, ça ne m'a pas empêché de lui attribuer un 6/10 seulement...). Mais, après tout, ce n'est que mon humble avis.

P.-S.- Si, toi aussi, tu es intéressé par cette redécouverte du collège, fais m'en part dans les commentaires ou bien à cette adresse mail (je réponds toujours, c'est promis): lily.lutinscornouailles@yahoo.com
Si ce livre ne te tente pas du tout ou si tu voudrais parler bouquins tout simplement, cela m'intéresse aussi. Tu peux faire pareil que les autres en t'exprimant de ces deux façons citées deux lignes plus haut.

Bien à vous,
Lily.

lundi 19 juin 2017

Les royaumes de feu 1 de Tui T. Sutherland

éditions: Gallimard Jeunesse

nombre de pages: 383

prix: 16,00€

ma note: 4/5

musique qui m'y fait penser: parallel universe des Red Hot Chili Peppers (pas de grand rapport mais elle a accompagné ma lecture)

quatrième de couverture: Une terrible guerre divise les royaumes du monde de Pyrrhia. Selon une mystérieuse prophétie, seuls cinq jeunes dragons nés lors de la Nuit-la-plus-Claire pourront mettre fin aux combats et apporter la paix. Mais les élus, Argil, Tsunami, Gloria, Comète et Sunny, rêvent de voler de leurs propres ailes plutôt que d'accomplir leur destin...

Si l'on m'avait informé quelques mois plus tôt que je commencerai cette saga, j'aurais probablement ri aux éclats. La couverture et le résumé me paraissait très enfantins, ce que je cherche à éviter car cela entraîne généralement un monceau de clichés abominables. Ce bouquin s'est tout de même retrouvé entre mes mains chez un possesseur de ce dernier. Après plus d'une centaine de pages dévorées, je me suis résolue à l'acheter.

Pour commencer, l'univers de Pyrrhia et ses différents dragons m'a bien plu. Chacun d'eux ont des caractères physiques et psychiques spécifiques à leur espèce. Cela peut paraître futile mais j'aime énormément ce genre de particularité dans mes lectures en fantasy ou fantastique. Ainsi, certaines races vont plus nous correspondre que d'autres. Avoir ses petites préférences pour certains personnages grâce à des capacités qui leur sont propres est selon moi très plaisant.

Les apparences sont parfois trompeuses et le jugement que j'ai porté sur cette couverture et ce résumé m'est très vite apparu comme stupide. En effet, la prophétie ne va pas être menée correctement à bien et ce, dès les premières pages. Nous allons de plus comprendre au fil de l'histoire que la guerre mondiale de Pyrrhia est bénéfique pour certains dragons et que, de ce fait, la volonté de l'arrêter n'est pas unanime. Tout est bien plus complexe que je ne pouvais le croire au début, ce qui m'a enchanté. J'adore me faire clouer le bec par un livre, quelle que soit sa manière de le faire.

Malheureusement, à titre personnel, je n'ai pas accroché à la personnalité d'Argil, l'aile de Boue et le dragon principal de ce volet. Je l'ai trouvé très simple d'esprit, sans grande profondeur et ayant un cruel manque de caractère comparé à Tsunami, l'aile de mer, par exemple. Je ne parlerai pas des autres protagonistes dans cet article car ils en auront tous un (normalement, si tout se passe bien). Il s'inscrit apparemment dans les critères de beauté de leur monde et se croit très courageux, ce qui est selon moi impossible à dire vu le peu de fois où il l'a été. En effet, il ne suffit pas de le dire tout au long du roman, il faut que les actions le prouvent et elles ont été trop rares ou normales que rien ne permet de l'affirmer pour l'instant. En fin de compte, il est un peu semblable à une coquille vide. Beau, disant à tout bout de champs qu'il est courageux et à peu près gentil mais, bêtement, cela s'arrête là.

La complexité des relations est ici assez intéressante bien qu'Argil rende les choses un peu plus agaçantes. Nous avons du mal à cerner les dragonnes sur leurs sentiments envers ce dernier. À croire que l'enveloppe est plus importante que la lettre qui se trouve à l'intérieur... Enfin, elles semblent toutes aimer particulièrement ce dragon sans jamais en révéler assez pour que le lecteur et/ou que les autres personnages le comprennent réellement. Cela donne envie de voir qui va lui avouer et qui va lâcher l'affaire au fil des tomes.

Les relations amicales sont elles aussi étranges de par leur hostilité. Les dragons n'hésitent pas à dire ce qu'ils pensent et montrent facilement et rapidement les crocs à ceux que les contrarient.

Nous avons donc découvert en particulier le fonctionnement du royaume du Ciel, sa reine Scarlet et ses décors tout comme le royaume de Boue et les mystérieux ailes de Nuit. 

La situation familiale est un thème fréquemment abordé car il touche beaucoup notre aile de Boue. En effet, pour accomplir la prophétie, les œufs des dragonnets ont été enlevés à leur famille. Argil est peut-être celui qui se préoccupe le plus de retrouver les siens. Un des seuls points intéressants et un peu cherché pour le protagoniste, par ailleurs. 

Le problème des premiers tomes en fantasy est que l'univers s'installe, que tout se met en place. Il est donc un peu compliqué de vous donner mon avis dessus, surtout lorsque, comme ici, les différents royaumes ne nous sont pas tous exposés.

Quelques détails introduisent bien le prochain tome qui sera sur Tsunami, un personnage au fort caractère qui est ma préférée des cinq. Je rajouterais également que l'histoire de Péril m'a vraiment plu, je ne pourrais malheureusement pas en dire d'avantage (mais je vous invite à m'en parler personnellement, bien-sûr ! ).

En conclusion, un très bon début de saga jeunesse. Comprenant des détails intéressants et bien plus complexes que je ne pouvais l'imaginer au premier abord. Un personnage principal pourtant un peu fade mais qui réserve peut-être de belles surprises pour la suite. En attente du second tome qui me paraît plus à mon goût.

P.-S. - Si les royaumes peuplés de dragons en plein conflit mondial vous intéressent ou non, à vous de vous exprimer dans les commentaires ou par mail: lily.lutinscornouailles@yahoo.com. Vois pouvez également me parler d'une de vos lectures, cela me ferait grandement plaisir. Alors, à vos plumes et bien à vous,

Lily.

mercredi 7 juin 2017

Marquise de Joanne Richoux

éditions: Sarbacane, x'

nombre de pages: 232

prix: 15,90€

ma note: 4/5

musique qui m'y fait penser: en plus de la playlist proposée, Golbert variation de Bach

résumé: Un excentrique milliardaire, qui se fait appeler Le Marquis, a fondé une société secrète : les Voluptueuses. La rumeur prétend qu’il a fait construire une réplique du château de Versailles, quelque part sur une île privée au large de l’Écosse, et qu’une centaine de privilégiés y mènent une vie de rêve.
Charlotte et Billy sont prêts à tout pour quitter leur sordide village natal – même à tenter l’impossible.
Ils ont de la chance, cette année : le Marquis organise un casting sauvage pour intégrer de nouveaux membres aux Voluptueuses. Huit jeunes artistes, dont eux, rejoindront finalement l’île paradisiaque où s’ébat la communauté. Mais la vie de château leur réserve bien des surprises…


Voilà. Le résumé est selon moi assez aguicheur et bien écrit pour que vous compreniez pourquoi j'ai eu envie de l'acheter. Ce qui me décida de l'entamer rapidement a été l'engouement des commentaires sur Livraddict disant ne pas avoir vu la fin venir. J'ai en effet été très contente de ma lecture car je suis bel et bien tombée d'assez haut tout en passant un agréable moment de lecture.

L'histoire est très innovante. Un homme très riche, se faisant appeler le Marquis, qui a acheté une île près de l'Écosse afin d'y faire vivre une centaine d'artistes aux talents différents dans une réplique du château de Versailles... C'est bien déjanté ! Elle est d'ailleurs pleine de rebondissements, ne laissant pas le temps au lecteur de s'ennuyer.

Charlotte est absolument géniale. Dans le genre de la fille qui se fiche bien du regard des autres, qui a de la répartie, un sens de l'humour bien à elle (qui m'a fait pouffer quelques fois, oui, je le reconnais) et qui ne se laisse pas avoir facilement... Elle est parfaite!

Les sept autres jeunes lauréats sont très intéressants. Ils ont tous un caractère différent plus ou moins prononcé et c'est un réel plaisir d'être spectateur de leur talent.

Les habitants du château sont mystérieux. Certains sont des caricatures de la cour du roi Soleil, d'autres mettent les 8 personnages principaux à rudes épreuves ou bien ne semblent juste pas très nets. Ils attisent forcément la curiosité du lecteur.

Les décors sont d'une incroyable somptuosité, ce qui accompagne à merveille l'écriture de l'auteure car elle est quant à elle fantastique! Jonglant entre tous les niveaux de langue sans pour autant créer une cacophonie, se lisant très facilement et ayant une agréable touche d'humour, il est difficile de ne pas y adhérer. La playlist qui suit notre lecture est très bien choisie également.

Seulement, derrière tout ce luxe et ces talents se cachent quelque chose que nous sommes loin d'imaginer... En effet, le dénouement est très surprenant. Cela a dû m'effleurer l'esprit une minute au début du roman, lorsque je cherchais désespérément à deviner cette fin si inattendue pour certains. Cependant, je l'avais vite supprimé de ma tête car cela me paraissait invraisemblable. Je n'ai pas été déçue, c'était vraiment bien ficelé.

Le seul petit reproche que je pourrais faire à ce roman est la réaction de quelques personnages suite au dénouement.

En conclusion, un super bouquin qui a de multiples qualités, très bien mené, surprenant le lecteur et n'ayant un seul petit bémol qui ne dérange pas beaucoup.

- P. S : Si vous aussi, les Marquis très riches qui créent une réplique de Versailles, où ils y font vivre des artistes, vous intriguent... Je serais très curieuse de le savoir !
Si une envie de me parler personnellement d'un roman (peu importe lequel) vous viendrait, cette adresse mail est réservée à cela: lily.lutinscornouailles@yahoo.com.

Bien à vous,


Lily.

mercredi 24 mai 2017

Lettre à un ami perdu de Patrick Besson

éditions: librio

nombre de pages: 158

prix: 2€

ma note: 2/5

musique qui m'y fait penser: Breaking the girl des Red Hot Chili Peppers (je l'écoutais en boucle en le lisant bien que les deux n'aient pas vraiment de rapport)

quatrième de couverture: Ils ont vingt ans ou un peu plus. Ils veulent écrire des livres, faire des films ou être comédiens. Marc Alby aime Gladys sous le regard de Didier, le narrateur. Tous trois se séduisent, s'enchantent, s'affrontent. Les jours semblent longs, la vie inépuisable. La plus petite fête est une évasion, mais un drame viendra conclure cette déambulation rêveuse et sentimentale dans le Paris des années 1980.

En passant devant ma bibliothèque, mes yeux sont restés un bon moment sur ce titre. '' Lettre à un ami perdu '', cette triste mélancolie m'a complètement envoûtée, m'obligeant à faire passer ce charme poétique avant tout. Avec sept lectures en cours à mon actif, une de plus, me disais-je, ne devrait pas changer grand chose. En y réfléchissant bien, j'aurais peut-être dû m'abstenir quant à mon attirance impulsive envers ce livre tant j'en suis ressortie désorientée...

L'histoire n'est pas très palpitante. Tout le long du roman, nous nous demandons pourquoi nous restons là, à attendre que l'auteur se réveille et qu'il nous amène là où il le doit, ce qui n'arrive que trop tard. À titre personnel, j'essayais de connaître la raison pour laquelle je persistais alors qu'il ne se passait absolument rien si ce n'est le quotidien barbant de trois personnes agaçantes. La raison était simplement ce titre qui, au fur et à mesure des pages tournées, m'intriguait de plus en plus car il n'avait aucun rapport avec "l'histoire", si toutefois il y en avait une.

Didier, le narrateur, est la plupart du temps semblable à un fantôme hantant le récit et les autres personnages. Il ne parle pas, n'éprouve aucun sentiment (ou si ce n'est pas le cas, il se garde bien de le faire savoir), ne sert pas à grand chose,... Clairement, il est tout autant spectateur que nous. Cela donne une affreuse envie de le secouer en lui criant qu'il est sûrement une poupée en plastique. Le summum de l'agacement arrive lorsqu'il commence à penser qu'il est un être pareil à Gladys (je m'explique au paragraphe suivant).

Cette chère Gladys, quant à elle, est absolument imbuvable (je mets d'ailleurs au défi quiconque ayant une âme charitable de ne pas jeter par la fenêtre une personne pareille). Elle en veut toujours plus, profite de l'argent de Marc Alby (paragraphe suivant) qui ne roule pourtant pas sur l'or. D'un égoïsme pur, elle blesse systématiquement les gens à l'aide de remarques blessantes sensées être drôles. Ses seuls sujets de conversation tournent autour de sa merveilleuse (selon elle) petite personne ou basés sur un tapis de moqueries aux couleurs de jugements. Elle est également volage et nous en venons plusieurs fois à nous demander si elle n'est pas complètement malade. Pourquoi diable les autres s'embêtent-ils avec cette créature détestable? me diriez-vous. Eh bien, lorsque la créature détestable fait tomber tous les hommes comme des mouches, tous sont prêts à endure le pire des calvaires...

Marc Alby n'a, lui, pas vraiment une personnalité et un caractère qui lui sont propres. Il est très fade et est typiquement un «personnage mouton» car il fait ce que l'on a prévu pour lui sans pour autant avoir un avis sur la question. Il aime le cinéma et sortir car l'auteur l'écrit mais il ne le vit pas, n'en parle que très peu et a l'air d'avoir une vie des plus soporifiques. Il reste tout de même plus présent que Didier, ce qui n'est pas vraiment difficile.

La plume de l'auteur est parfois d'une beauté surprenante mais a des dialogues mal construits et monotones. Peut-être n'a-t-elle pas su non plus décrire correctement les sentiments des personnages, les rendant ainsi infectes, tous à leur manière ?..

Nous ne pouvons pas comprendre le titre et l'histoire avant la fin du livre. Elle est d'ailleurs choquante, brutale, rapide (alors que le roman est d'une lenteur extrême tout en étant si court) et est sans nul doute la pire action du roman. Non pas qu'elle n'est pas intéressante pour ce genre de bouquin mais elle ne traite pas bien la réaction des personnages, ce qui donne envie de déchirer chacune des pages.

En conclusion, une lecture décevante qui m'a attirée grâce à son titre mais qui a beaucoup de gros défauts d'écriture et de conception selon moi. Un très bon potentiel quant à la dernière scène qui fut malheureusement si mal exploité que cela en devint frustrant.

P.-S.- Si vous voulez me parler plus en détail d'un livre que j'ai chroniqué ou me partager une de vos lectures, quelle qu'elle soit, voici mon adresse mail:
lily.lutinscornouailles@yahoo.com.


Bien à vous, Lily.

mercredi 17 mai 2017

Mise à jour et Prix des Collégiens de l'Hérault 2017

Bonjour,

aujourd'hui, pas d'article sur un livre ! Eh non, moi qui attends chaque semaine le mercredi après-midi avec impatience pour enfin parler de ce que j'aime et partager avec vous, j'ai décidé de ne pas chroniquer de livre pour cette semaine.

En effet, plusieurs contraintes sont survenues au cours de ce mois de mai. Examens, discours, oral, écriture, lectures, rencontre avec un auteur et mon anniversaire qui approche, sans compter tout le reste, cela commence à faire... 

Je passe un oral blanc cette après-midi et ai fait un discours hier, je voulais donc me détendre en écrivant un article mais ne suis arrivée qu'à constater le fait que le genre le plus présent sur ce blog est la littérature jeunesse. Bien que ce ne soit pas une mauvaise chose, cela ne représente pas vraiment la multitude de genres de mes lectures. Je me suis essayée à un article sur un contemporain mais je me suis vite rendue à l'évidence: je n'en avais pas l'envie. A quoi sert un blog où je suis sensée être entièrement moi-même si je me force à sortir quelque chose ? Alors que certains y répondront peut-être par une longue dissertation, je me contenterais d'un seul petit mot:  RIEN.

Mes dernières lectures ne sont pas encore achevées car j'ai eu la bonne idée de commencer cinq livres en même temps. J'en ai bien fini un, certes, mais je dois vous avouer que je ne suis pas sûre de vouloir le chroniquer ou, tout du moins, pas de suite. Il a d'ailleurs très rapidement été remplacé par deux autres bouquins... oui, je sais, cela peut paraître ridicule.

La seule petite chose pour laquelle je me sens d'écrire aujourd'hui est, à part ce bla bla certainement ennuyeux, le déroulement et le gagnant du Prix des collégiens.

Tout d'abord, il s'adresse à tous les collégiens de l'Hérault (bravo Lily, c'est sûr que personne ne s'en doutait...) et se divise en deux jury de quinze jeunes. L'un est pour les sixièmes/cinquièmes et l'autre pour les quatrièmes/troisièmes. Ils ont chacun cinq livres différents à lire et se réunissent quatre fois. A la première, tout le monde fait connaissance en répondant à quelques questions (comme notre livre préféré ou personnage que l'on adore), a lieu la distribution des livres et notre premier avis dessus. A la seconde, nous disons ce que nous avons pensé de chacune des lectures et pouvons échanger sur quelques autres. A la troisième, nous votons pour le livre qui nous a le plus plu et appelons l'auteur lauréat qui se voit recevoir un chèque de 3000€. Enfin, lors de la comédie du livre de Montpellier, nous rencontrons l'auteur.

Cette année, le jury de quatrièmes/troisièmes a eu cinq livres très différents, ce qui a permis à tout le monde de lire au moins un livre vers lequel il ne serait pas allé. Tous sont d'ailleurs chroniqués sur mon blog et voici mon ordre de lecture:
- L'éveil, stade 1 de Jean-Baptiste de Panafieu (4/5)
- La vitesse sur la peau de Fanny Chiarello (4/5)
- Le jardin des épitaphes, tome 1 de Taï-Marc Le Tahn (2/5)
- Le fils de l'ombre et de l'oiseau d'Alex Cousseau (5/5)
- Les pluies, tome 1 de Vincent Villeminot (5/5)

Les votes ont été serrés et, au second tour, Vincent Villeminot a été l'auteur lauréat. Vu ma note, vous vous douterez sûrement que j'en suis ravie. La rencontre aura donc lieu dans quelques jours et j'ai du mal à rester patiente. Ce fut une très belle expérience qui m'a permise de rencontrer des gens de mon âge qui aiment eux aussi lire. Je le conseille vraiment à tous ceux qui veulent partager à propos de cela.

Voilà, ce fut court et peu construit mais cela m'a tout de même fait plaisir. Si vous avez des questions sur ce sujet, envoyez moi un mail: lily.lutinscornouailles@yahoo.com ou si vous voulez simplement parler bouquins.

Bien à vous, encore et toujours,

Lily.

mercredi 10 mai 2017

Cœur cerise de Cathy Cassidy

éditions: Pocket Jeunesse

nombre de pages: 288

prix: 6,30€

ma note: 5/5

musique qui m'y fait penser: I want to break free de Queen


résumé (de Livraddict)Cherry, 13 ans, et son père Paddy s’installent en Angleterre chez Charlotte, sa nouvelle compagne qui a quatre filles : Coco, 11 ans ; les jumelles Summer et Skye, 12 ans, et Honey, 14 ans. Cherry est ravie de faire partie d’une famille nombreuse. Mais, à peine arrivée, elle craque bien malgré elle pour Shay, le petit copain de Honey. Voilà qui ne va pas arranger la cohabitation déjà difficile avec Honey, la seule à ne pas accepter l’arrivée de son nouveau beau-père ! Alors que tous participent à la création d'une fabrique artisanale de chocolats, Cherry se retrouve partagée entre l’affection pour ses nouvelles sœurs et le charme irrésistible de Shay…


J'ai lu ce livre après une très longue panne de lecture qui a duré un an et demi. C'est d'ailleurs ce dernier qui m'en a fait sortir. J'ai donc un attachement particulier à ce tome et à cette saga en générale. Elle est un peu comme un doudou que l'on revoit quelques années après l'avoir laissé et pour lequel on ne peut éprouver que de bons sentiments parsemés d'une pointe de nostalgie. Je l'avais acheté en poche alors que même à ce jour, certains tomes sont seulement en grand format. Cela a donné une belle saga dépareillée mais j'ai pour projet de revendre mes brochés pour les poches. J'ai décidé de vous en faire la chronique maintenant car j'ai lu le dernier hors-série qui est sorti il y a peu, Cœur piment.

Je tiens à préciser que cette saga vise un publique assez jeune (début collège, je dirais), les petits lecteurs ou les personnes qui avaient juste envie de lire quelque chose de simple et agréable. Pourtant, l'auteure ne se moque absolument pas des plus jeunes car elle a réussi à créer un adorable nid douillet en Tanglewood, cette grande maison aussi atypique que ses habitants.

Les personnages sont tous différents et attachants, donnant une envie incroyable de se terrer avec eux lorsque tout va mal. Cherry est une jeune fille qui a tout le temps été rejetée par les autres enfants, elle voit en sa nouvelle famille une chance de repartir sur de bonnes bases solides avec des gens qui n'ont pas connu son passé et ses petits mensonges pour s'intégrer. Elle rencontre Shay, le beau guitariste du bord de mer qui est bien évidemment le copain de la sœur ayant le plus de mal à l'accueillir (bon, un petit cliché de temps à autre n'est pas très gênant). Son histoire est touchante et on se prend à vouloir l'aider parce que l'on voit dès le départ que ce n'est pas une mauvaise personne à la différence de Léa dans "Le blog ou la vie ?". Je ne m'étalerai que sur Paddy, son père, dans cet article car les autres personnages ont tous un tome et tout vient à point à qui sait attendre, comme je le dis souvent. Paddy est un personnage très compréhensif avec toutes les filles de la maison. Il est rejeté par Honey mais fait tout de même de son mieux pour aider tout le monde, y compris cette dernière.

En parlant de Paddy, laissez moi vous parler de l'élément central de l'histoire qui contribue à l'originalité de cette saga, j'ai nommé la fabuleuse et alléchante chocolaterie que ce cher monsieur a créé et du chocolat de chacune des filles de la maison.Celui de Cherry a un cœur cerise en raison de son nom et de sa mère japonaise. Elle parle souvent de cerisiers en fleurs, d'ailleurs, ce qui n'est pas pour nous déplaire.

Le décor est, vous l'aurez peut être compris, sublime et envoutant. Lorsqu'un des tomes sortait, je me réjouissais à l'idée de retrouver cette maison au bord d'une falaise que donnait sur la mer ainsi que ces paysages britanniques. Tout est bien dosé, rien n'est de trop selon moi. Les descriptions ne sont en aucun cas barbantes mais réussissent à nous faire partir en voyage. La plume de l'auteure est pour mon moi simple et efficace. Elle est douce, pétillante, drôle, dure ou triste quand il le faut.

En effet, ce livre, aussi divertissant qu'il puisse être (ici, divertissant n'est pas un défaut, il est juste le mot le plus proche de la réalité) nous embarque vite fait, bien fait dans l'histoire et hop ! nous nous retrouvons happés par les problèmes de la jeune protagoniste à qui il arrive des choses plus ou moins normales pour une adolescente, je pense, mais qui crée justement un lien entre ce lieu merveilleux et la vie réelle.

De plus, une révélation vers la fin du bouquin m'a bien surprise, ce que j'ai adoré car, bien que j'aurais pu y penser, cela ne m'a même pas effleuré l'esprit. Je trouve cela très intéressant d'avoir traité de cette façon ce quelque chose (encore une fois, je serais curieuse de savoir ce que vous avez pensé).

En conclusion, un livre très bien construit et mené, ayant des personnages attachants et atypiques pour la plupart. Ce tome pose très bien l'univers de la saga et bien que celle-ci soit destinée à de jeunes lecteurs, est très riche et réserve bien des surprises.

P.-S.- Si vous voulez me parler plus en détail d'un livre que j'ai chroniqué ou me partager une de vos lectures, quelle qu'elle soit, voici mon adresse mail: lily.lutinscornouailles@yahoo.com.



Bien à vous, Lily.

jeudi 27 avril 2017

Tous les héros s'appellent Phénix de Nastasia Rugani

éditions: l'école des loisirs

nombre de pages: 205

prix: 15,00€

ma note: 5/5

musique qui m'y fait penser: /


quatrième de couverture: Peut-on monter dans la voiture de quelqu’un que l’on connaît à peine ? Difficile de résister à la tentation si l’automobiliste n’est autre que monsieur Smith, le professeur d’anglais le plus fascinant et le plus séduisant du lycée. Ce soir-là, il a proposé à Phénix et à sa petite sœur, Sacha, de les raccompagner chez elles, de l’autre côté du lac. Elles sont montées dans sa Chevrolet immaculée, et il les a conquises le temps d’un trajet. Quelques jours plus tard, c’est leur mère, Erika, qui se laissait séduire. Monsieur Smith est venu de plus en plus souvent à la maison, accumulant les bons points, avec son don pour la pâtisserie et ses faux airs de Gregory Peck. Phénix et Sacha ont bien remarqué qu’il était un peu trop strict et autoritaire, parfois dur et cassant sans raison. Oh, trois fois rien, pas de quoi s’inquiéter. Comment auraient-elles pu se douter qu’elles venaient de faire entrer le loup dans la bergerie ?

Si on ne m'avait pas offert ce livre, je ne pense pas que je l'aurai acheté. Les histoires de familles peuvent m'intéresser mais je me méfie des personnages principaux qui ne sont pas trop à mon goût en général. A la fin de ma difficile lecture du roman "Le blog ou la vie ?", j'ai attrapé le premier livre que j'avais sous la main et il s'avère que ce fut celui-ci. Mais quelle chance j'ai eu, je ne pouvais vraiment pas mieux tomber ! Ce livre est sans doute un des plus grands coups de cœur que j'ai eu. Il est celui qui m'a le plus chamboulée et est selon moi parfait. Aussi, je vais tâcher de vous transmettre mon coup de cœur à travers cet article

Lorsque l'on me demande quel est mon personnage préféré ou à qui j'aimerai ressembler, je ne sais absolument pas répondre. En effet, il y a Lily Evans, la mère d'Harry Potter que j'aime énormément mais je ne trouve pas cela très original dans le sens où je ne ferai découvrir cette saga seulement à un ermite, et encore ! Je suis très heureuse de vous annoncer que je pourrai à présent dire haut et fort à qui je voudrais ressembler. Il s'agit de Phénix, la protagoniste de cette histoire.

Phénix est une fille si singulière et géniale que cela donne envie de trouver une amie comme elle dans la vraie vie, ce qui serait malheureusement impossible. Elle est très intelligente, protectrice et est par dessus tout follement courageuse dans les moments d'une difficulté extrême. Elle se réfugie régulièrement dans ses bouquins et est introvertie mais n'a pas une absence de caractère malgré tout. Ses motivations sont compréhensibles et souvent touchantes. Il y a des personnages que l'on adore autant que d'autres nous agacent et ce qui est surprenant, c'est que parfois, nous ne savons pas pourquoi nous ressentons l'un de ces deux sentiments pour eux. J'ai la drôle d'impression de connaître Phénix depuis toujours et aimerais bien savoir si cela s'est produit pour d'autres lecteurs.

Les personnages sont tous si bien construits qu'ils en deviennent presque réels. Hormis Phénix, Sacha sort du lot. Plus extravertie que sa sœur, elle est très mature à seulement 8 ans, ayant de l'humour, de l'imagination, de la détermination et une rare intelligence, comme sa sœur. Elles sont d'ailleurs très proches et ont une relation pareille à celle de jumelles.

Ce roman n'est pas qu'une histoire de beau père étrange, c'est bien plus que cela. Il y a également le père biologique des filles qui n'a pas donné signe de vie depuis des mois alors qu'il était un très bon père, une mère à la dérive qui ne prête aucune attention à ses enfants, des histoires de lycéenne (attention, pas le genre de clichés qui peuvent passer dans d'autres livres, non, pas de cela ici) et encore d'autres choses à la fois poétiques, intellectuelles, symboliques et passionnantes à mon sens.

Il y a également beaucoup de références à des livres ou des tableaux, ce qui m'a beaucoup plu. Une phrase m'a d'ailleurs fait croire que ce roman a été écrit pour moi, la voici: «À cet instant, il ressemble davantage à un tableau de Gustave Courbet, désarmant de sincérité.» p.109. Étant une grande amatrice des tableaux de Gustave Courbet ( voici d'ailleurs la page où j'y présente mes préférés), je ne pouvais qu'aimer, être d'accord avec ceci et voir que son talent est ici référé pour ses points forts étant le réalisme et la sincérité qui déroutent beaucoup de personnes et que je trouve merveilleux.

La plume de l'auteure m'a beaucoup plu. Elle comporte des descriptions fines et précises très agréables et sait trouver les mots justes qui peuvent vous mettre en colère contre la situation, vous faire adorer les personnages, vous faire rire ou encore pleurer... Je les appelle les «plumes qui vont volent au gré du vent», étrange et alambiqué mais cela me fait rire tout en décrivant ce que je pense d'elles.

La dernière page m'a fait horriblement pleurer. J'en fus prise de sanglot parce que l'histoire touchait à sa fin et que je ne voulais pas quitter ce petit monde alors qu'il traite d'un sujet très dur. Je me suis même demandée si je ne devais faire une pause de quelques jours dans mes lectures tellement j'étais obnubilée par celle-ci.

En conclusion, un livre coup de cœur à faire lire à un maximum de gens possible, sans aucune fausse note, incroyable, avec une plume aussi géniale que les personnes et une histoire qui sort du lot de part ses péripéties très variées. Tout est absolument fantastique et fabuleux alors que dire de plus si ce n'est que je vous le recommande vivement ?

 P.-S.- Si vous voulez me parler plus en détail d'un livre que j'ai chroniqué ou me partager une de vos lectures, quelle qu'elle soit, voici mon adresse mail: lily.lutinscornouailles@yahoo.com.


Bien à vous, Lily.

mercredi 26 avril 2017

Le blog ou la vie ? de Sophie de Villenoisy

éditions: Fleurus

nombre de pages: 252

prix: 15,90€

ma note: 1/5

musique qui m'y fait penser: /


résumé (pris de Livraddict): À 14 ans, Léa a une vie de rêve : dans son blog, elle raconte sa vie de mannequin vedette, son quotidien avec une maman styliste et un père galeriste branché ! Elle vit dans un sublime appartement à Paris, capitale de la mode ! Elle croule sous les sollicitations et les invitations aux défilés de mode ! Elle a de nombreux « friends », ses fans, ainsi que tous ses « followers ». Bref tout va pour le mieux pour Léa, excepté… que tout ça, c’est du pipeau ! Car Léa a une légère tendance à enjoliver sa vie. Bon, ok, elle est complètement mytho ! Mais ça intéresse qui une mère qui tient un pressing et un père poissonnier ? Franchement, dans le genre glamour, on repassera ! Et si Léa habite une capitale, c’est Agen, la capitale du pruneau ! Rien de reluisant, donc… Alors Léa n’hésite pas à ré-écrire sa vie, au stylo rose de préférence et avec beaucoup de paillettes, quitte à prendre des risques, parfois inconsidérés…

En librairie, lorsque j'ai vu le mot "blog" écrit en gros sur sa couverture, j'ai ressenti comme une obligation de l'acheter. Une jeune fille qui tient un blog me rappelle vaguement quelqu'un, si vous voyez ce que je veux dire... Cela ne pouvait que me parler, évidement. C'est donc pour cette raison que je l'ai tout de suite intégré à ma PALP (pour ceux qui ne connaissent pas ce mot sortit de mon imagination, cliquez ici !). Je ne lis jamais dans le train, je ne sais pas pourquoi mais c'est le seul transport dans lequel je n'arrive pas à me concentrer. Ce roman a été le premier à déroger à la règle. Simplement, ce fut plutôt à cause des énormités sorties par la protagoniste que j'ai continué à tourner les pages... Cette lecture m'a déçue et agacée, le combo idéal, me diriez-vous.

La première page nous montre directement un article du blog de Chine, ou plutôt de Léa, en réalité. Celui-ci fait d'ailleurs bien comprendre que la jeune Agenaise se sent pousser des ailes lorsqu'elle est derrière son écran d'ordinateur. Elle aurait pu être, comme on pourrait le croire en commençant le livre, une fille qui invente un personnage sans dépasser les limites et tout en respectant ses lecteurs. Or, elle se vante beaucoup, est hautaine et ment  tellement que ce n'est même plus crédible ! Elle a aussi dit au début que la pire chose que ses parents aient faite est sa petite sœur, ce qui est te et méchant. Disons également que l'envie de lui donner des claques est très intense lorsqu'elle dit des choses comme "Comme quoi, ça a du bon d'être superficielle" p.30, "Cher Eliot, merci pour le compliment, même si, c'est vrai, j'en reçois beaucoup, ça fait toujours plaisir ! Ça ne va pas du tout, ça fait pimbêche qui se la pète, j'efface et je recommence." p.31 (au point où tu en es, tu peux te le permettre, je te l'assure), "Ah! Ah! Voilà que je deviens schizophrène !" p.52 (la vérité la fait rire ?!), "... je n'ai jamais pu lui mentir..." p.60 (ce n'est pourtant pas ce que tu fais tous les jours avec tout le monde ?!), "Je ne veux pourtant pas qu'il croît que je suis devenue une sale gosse, ingrate et superficielle." p.60 (Tu en étais fière il y a quelques pages et maintenant, tu es une petite sainte ?!). Allez, juste un dernier pour la route "...plus hypocrite que moi, tu meurs." p.80 (c'est effectivement une certitude).

Je suis désolée de devoir faire un second paragraphe sur ce personnage que j'ai détesté mais, selon moi, il faut vous expliquer ce qu'il se passe principalement dans le livre et son caractère y prend une très grande place. Elle dit souvent qu'Eliot en pince pour elle alors qu'il est intéressé par Chine. Elle prétexte donc que puisque c'est SON mensonge, il l'aime bien ELLE. Ses caprices envers ses parents sont insupportables lorsqu'ils disent non à ses demandes immorales et insensées. Bien sûr, pour couronner le tout, quand un de ses plans ne marche pas, elle ne se remet pas en question et accuse quelqu'un d'autre (c'est tellement plus simple d'oublier toutes les bêtises que l'on fait pour se disculper).

L'écriture m'a vraiment agacée. Mettre des «Lol» à tout bout de champ, avoir une ponctuation étrange et des tournures de phrases orales, qui ne sont d'ailleurs plus françaises à l'arrivée n'en font pas la plume d'une adolescente pour autant. Je conçois que je n'ai pas un style d'écriture incroyable, seulement, croire que tout le monde est stupide et ne sait pas aligner quatre mots correctement à cet âge, merci mais il n'en est pas question!

La fin est très décevante également car elle est très simple et «tout est bien qui finit bien» à quelques détails près. J'ai presque eu l'impression que l'auteure disait aux jeunes filles que mentir n'est absolument rien et que cela ouvre même beaucoup de portes pour leur futur. Je trouve cela grotesque, c'est vraiment absurde, autant dire de ne pas être sincère pour réussir.

Je tiens à ce que vous sachiez que j'ai toujours été honnête sur mon blog. Que ce soit sur mes avis littéraires parfois très tranchés (comme à présent) ou sur ma vie, bien que je sois assez évasive à ce sujet (c'est un choix, je pense que nous sommes ici pour parler bouquins essentiellement mais il est tout de même plaisant de connaître quelques petites anecdotes ou choses qui intéressent une autre personne). J'ai créé ce blog afin de partager avec d'autres lecteurs et non pas pour être connu grâce à cela.

Je n'écris pas cela pour enfoncer Sophie de Villenoisy, bien au contraire. J'y relate juste le ressenti que j'ai eu lorsque j'ai lu ce livre. Je suis honnête tout comme je le suis lorsqu'un livre est un coup de cœur.

En conclusion, un livre qui m'a donné très envie lorsque je ne savais pas exactement où il allait me menait mais qui fut une énorme déception à cause de son histoire et du personnage principal.

 P.-S.- Si vous voulez me parler plus en détail d'un livre que j'ai chroniqué ou me partager une de vos lectures, quelle qu'elle soit, voici mon adresse mail: lily.lutinscornouailles@yahoo.com.


Bien à vous, Lily.

vendredi 14 avril 2017

Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire de Lemony Snicket

éditions: Nathan

nombre de pages: 172

prix: (impossible de le retrouver, cet exemplaire n'est plus édité)

ma note: 4/5

musique qui m'y fait penser: depuis peu, le générique de la série Netflix du même nom.


résumé (de Livraddict)La vie des enfants Baudelaire démarre bien mal... Tout commence le jour où leurs parents disparaissent dans l'incendie de leur maison laissant leurs trois enfants à la tête d'une immense fortune. Et comme un malheur n'arrive jamais seul, les voilà confiés à leur oncle, le Comte Olaf, qui déploiera toutes les ruses pour s'emparer de leur richesse. Il faudra encore plus de malices aux trois enfants pour déjouer les tours pendables de cet étrange aristocrate... 

J'ai lu ce premier tome il y a bien des années de cela. Pour ceux qui ont lu ma chronique sur Antigone, ce fut à peu près au moment que l'on m'a parlé du mythe d’Œdipe. Pourquoi aurais-je donc l'envie de vous faire une chronique dessus à présent? La raison est simple, après le visionnage des premiers épisodes de la série de Netflix sur cette saga, je me suis complètement replongée dans cette histoire qui m'a fait grandir et m'a accompagnée  jusqu'à l'année dernière. Les livres étaient tous dans la bibliothèque de ma mère et m'ont toujours attirés, à son grand désespoir. Têtue comme je l'ai toujours été, j'ai décidé de commencer cette longue série de désastreuses aventures sans prendre compte des avertissements. Je dois avouer que j'ai finalement très bien fait de ne suivre que mon envie.

Tout d'abord, l'auteur Lemony Snicket fait parti de l'histoire et est le nom d'emprunt de Daniel Handler. Après la lecture du dernier tome, je me suis renseignée et ai appris que le véritable auteur ne comptait pas sortir ces romans à l'origine. Ils étaient pour lui des "exercices", lui permettant de perfectionner sa plume et ses autres histoires. Ce n'est qu'après beaucoup de demande de publication qu'il a accepté de les éditer. L'histoire que je vous raconte là est approximative et très peu détaillée. Je vous invite à me corriger si j'ai tort sur quoi que ce soit. Il n'aimait apparemment pas non plus ses héros, qui n'ont que des malheurs et ne se font croire que très rarement. Les adultes qu'il met en scène sont très naïfs, parfois même stupides. Peut-être a-t-il tiré ces conclusions en raison d'expériences personnelles, qui sait?

Le déroulement de ce tome est assez classique, bien que triste et comportant des épreuves difficiles comme la mort des parents du trio Baudelaire. Les orphelins se retrouvent sans presque aucun bien matériel mais hériteront de l'immense fortune familiale une fois la majorité de l’aînée, Violette, atteinte. Ils se retrouvent en attendant confiés à l'horrible comte Olaf, prêt à tout pour empocher leur héritage. Tout est cependant très bien mené alors cela ne dérange pas.

Je vous ai parlés un peu plus haut de Lemony Snicket, le narrateur de l'histoire qui raconte en parallèle de la vie des Baudelaire la sienne. Cela apporte des multitudes de questions en plus au lecteur et sur ce point en particulier, le véritable auteur ne s'est pas moqué de nous. L'univers est finalement beaucoup complexe et complet que ce qu'il n'y parait de prime abord, ce qui est un travail remarquable.

Violette, la passionnée de mécanique qui a 14 ans, est très douée pour bricoler des outils de fortune les tirant d'affaire à maintes reprises. Elle est réfléchie, altruiste, s'occupe très bien de ses frères et sœurs et ne se laisse pas abattre lorsqu'il est question d'en sauver un des deux. Klaus, la bibliothèque ambulante âgée de 12 ans, est aussi très important pour la survie de la petite troupe car il est très documenté sur de nombreux sujets et lit très vite, lorsque le temps leur est compté. Prunille, la benjamine qui n'est qu'une toute-petite et qui ne s'exprime que dans sa propre langue de bébé que seuls ses aînés et quelques personnes comprennent a quatre petite dents bien tranchantes s'avérant très utiles. Le trio s'entend très bien et ne se chamaille pas pour un rien. Ils se serrent tous les coudes, ce qui est un de leur seuls réconforts à présent.

Le comte Olaf et sa troupe d'acteur en papier mâché sont à mourir de rire par moment. Des méchants drôles, c'est tellement plus agréables, surtout dans une saga 13 tomes. Ils sont caricaturaux, ce qui colle assez bien avec leur côté de comédiens absolument ratés.

Les autres personnages sont en revanche très agaçants puisqu'ils ne se rendent compte de rien alors que tout est juste devant leurs yeux. Je sais que c'est quelque chose de voulu mais voir des adultes jouant aux aveugles est comme un épi pour un coiffeur, si vous voyez ce que j'essaie d'expliquer à travers cette étrange comparaison. Le roman reste tout de même plaisant car nous pouvons facilement comprendre que l'auteur a voulu échanger les réactions des enfants avec celles des adultes.

La série est quant à elle très bien réalisée d'après moi (sachant que je n'ai vu que cinq épisodes), ce qui change énormément du film. Elle comporte deux épisodes par tome, ce qui aide à la ressemblance aux bouquins et donc à l'approbation des lecteurs. Le casting est également réussi bien que l'actrice de Violette jouant dans le film est selon moi plus ressemblante (mais cela reste très subjectif).

En conclusion, un très bon premier tome réservant une quantité folle de mystères pour la suite avec un univers plus complexe que ce que nous pourrions croire. Comportant des enfants très mâtures et débrouillards, des méchant tordus et tordants ainsi que des adultes immoraux et un peu abrutis sur les bords. Une série qui n'est pas mal non plus et qui mérite d'être regardée.


P.-S.- Si vous voulez me parler plus en détail d'un livre que j'ai chroniqué ou me partager une de vos lectures, quelle qu'elle soit, voici mon adresse mail: lily.lutinscornouailles@yahoo.com.


Bien à vous, Lily.

mercredi 12 avril 2017

Le Dieu du carnage de Yasmina Reza

éditions: Magnard

nombre de pages: 105

prix: 5,20€

ma note: 4/5

musique qui m'y fait penser: /



quatrième de couvertureA l'issue d'une altercation entre leurs fils respectifs, deux couples se rencontrent pour régler le conflit à l'amiable. Mais le propos policé des adultes dégénère vite en dispute féroce... Mus par le "dieu du carnage", ils finiront par se quereller avec pertes et fracas, noyant un portable et décapitant un bouquet de tulipes tout en agitant le spectre d'un hamster disparu !

Je n'avais jamais entendu parler de Yasmina Reza avant que cette pièce de théâtre ne nous ait été donnée à lire pour la rentrée prochaine. Le résumé m'a tout de suite plu puisqu'il est assez loufoque et intriguant. De plus, mon professeur me l'a bien vendu car même si je ne suis pas une allergique des lectures de cours, je suis forcée de reconnaître que cela aide grandement lorsqu'un livre imposé est bien présenté.

J'ai toujours préféré regarder l'adaptation sur scène avant la lecture de la pièce afin que j'ai certaines intonations et gestuelles en tête. A défaut d'avoir pu la regarder avant, j'ai donc décidé de mettre une adaptation de celle-ci en fond sonore lors de ma lecture. Cependant, j'étais si fatiguée ce soir-là que j'ai abandonné ma lecture pour tomber dans les bras de Morphée. J’avais pourtant lu la moitié des pages car non seulement il est très court mais il est en plus de cela très facile à lire.

L'humour qui est ici apporte vraiment quelque chose en plus à la pièce. Il y est d'ailleurs présent dès la première page. Voici la déclaration faite par les Houllié " Le 3 novembre, à dix-sept heures trente, au square de l'Aspirant-Dunant, à la suite d'une altercation verbale, Ferdinand Reille, onze ans, armé d'un bâton, a frappé au visage notre fils Bruno Houllié. Les conséquences de cet acte sont, outre la tuméfaction de la lèvre supérieure, une brisure des deux incisives, avec atteinte du nerf de l'incisive droite. ". Cette exagération est complètement ridicule, ce qui donne le sourire aux lèvres à peine l'histoire entamée.

Les quatre parents ont tous une personnalité différente et gère le conflit principal à leur manière. Les disputes s'enchaînent sans laisser une minute de répit aux personnages. Elles sont très variées et retournent ces gens les uns contre les autres. Une fois, Véronique Houllié défend son mari, puis une autre, elle défend Annette Reille, puis Alain Reille et cela pour tous les personnages.

Comme l'a dit Yasmina Reza dans l'interview à la fin du livre (seulement dans celui que j'ai, il me semble) le décor est épuré et contient seulement ce qui est nécessaire au déroulement des scènes. D'ailleurs, parlons-en, des scènes. Il n'y en a pas, tout du moins, pas de scène du vocabulaire théâtral, tout comme les actes.  

Un petit bémol cependant, il n'y a pas réellement de fin. L'auteure aurait très bien pu l’arrêter avant ou après car ce moment est semblable à tous les autres. Une toute petite prolongation aurait peut-être fait que la pièce sorte du lot. Nous tournons la page sans nous apercevoir ou comprendre que la précédente était la dernière. Elle nous laisse un peu sur notre faim.

Laissez- moi vous parler à présent des deux adaptations, l'une théâtrale et l'autre cinématographique, que j'ai vues. La première, trouvable sur YouTube, m'a beaucoup plu car elle transmettait très bien l'humour que nous retrouvons dans le texte. Le film Carnage, en revanche, m'a bien plus dérangé. Il a changé tous les noms propres pour les mettre à l'américaine (forcément, d'un côté, car il vient de là-bas, mais cela m'a tout de même dérangé) et il est froid, ne donnant absolument aucune émotion au spectateur.

En conclusion, une très bonne pièce de théâtre, drôle grâce à ses situations grotesques et incongrues et à ses personnages. Nous regardons cette scène d'un œil extérieur sans pouvoir nous mettre d'un côté en particulier tellement ils semblent avoir tous raison sur différents points. Personne n'est mis à l'écart, les quatre sont égaux et aucun n'est valorisé par rapport aux trois autres. Malgré cela, la fin est assez brusque, nous empêchant de savoir ce qu'il se passe ensuite.


P.-S.- Si vous voulez me parler plus en détail d'un livre que j'ai chroniqué ou me partager une de vos lectures, quelle qu'elle soit, voici mon adresse mail: lily.lutinscornouailles@yahoo.com.


Bien à vous, Lily.