mercredi 22 février 2017

Passenger d'Alexandra Bracken

éditions: Milan

nombre de pages: 541

prix: 17,90€

ma note: 4/5

musiques qui m'y font penser: Lily de Pierre Perret (le personnage féminin de la chanson représentant Nicholas dans le livre) mais aussi Love always comes as a surprise de Peter Asher

quatrième de couverture: Etta et Nicholas n'auraient jamais dû se rencontrer: elle, une jeune New-Yorkaise de 2016; lui, un fils d'esclave vivant au VIII ème siècle. Pourtant, les voilà projetés ensemble dans les couloirs du temps à la recherche d'un mystérieux astrolabe. Une quête périlleuse. Une idylle impossible.

 Bon, je dois avouer que si j'avais su que je mettrais 4/5, je n'y aurais probablement pas cru. C'est vrai: une histoire d'amour et des voyages dans le temps, rien qu'en lisant le résumé... cela fait clairement penser à Rouge Rubis (que je n'ai pas aimé, j'en ferai une chronique prochainement). En plus, lorsque nous avançons dans l'histoire, nous découvrons que cela en devient presque un copié-collé car la jeune fille n'a pas reçu la formation requise pour voyager dans le temps, qu'elle se rebelle contre le chef des voyageurs, que sa mère ait quitté leur cercle, qu'elle doive réparer les erreurs de cette dernière et j'en passe. Cependant, j'ai beaucoup aimé car (c'est strictement personnel, je ne pense pas que l'auteur l'ait pensé ainsi) j'ai eu l'impression que cette histoire était semblable au tome 1 de Kerstin Gier pour me montrer qu'avec des variantes, tout en gardant l'idée principale, ce genre de roman pouvait réellement me plaire.

Trêve de comparaison, j'ai trouvé beaucoup de points positifs à cette lecture. Les personnages sont drôles et attachants pour la plupart (le nombre de fois où j'ai ri dans les transports en commun et que les gens m'ont regardée bizarrement à cause de cette lecture...) et ceux qui ne le sont pas sont assez compréhensibles. Ils sont loin d'être tout blanc ou tout noir, ils ne sont pas du tout manichéens. Etta ne se laisse pas marcher sur les pieds et est très courageuse, ce qui m'a beaucoup plu. Nicholas est génial et le fait de mettre en avant les côtés difficiles de sa vie à son époque par rapport à sa couleur de peau m'a touchée.

Les voyages dans le temps sont vraiment entraînants et bien décrits. On prend plaisir à suivre Nicholas et Etta durant leur quête. J'ai aimé toutes les étapes de l'histoire, bien détaillées et recherchées, mais je crois que ma préférée reste celle de l'Océan Atlantique en 1776 car nous rencontrons Nicholas (même si le prologue est à son point de vue) et son équipage que j'ai vraiment aimé. Un petit plus qui me fait toujours plaisir dans un roman: les instruments de musique. Ici, Etta joue du violon et avec simplement quelques descriptions, l'auteure m'a transportée. L'amour  naissant entre les deux personnages est présente sans pour autant laisser l'histoire de côté ce qui m'aurait ennuyé.

Cependant, ce livre n'est pas un coup de cœur car justement, l'histoire ne m'a pas trop surprise et me faisait sans cesse la comparer avec Rouge Rubis de Kerstin Gier.

En conclusion, un fond déjà vu mais qui n'est pas désagréable pour autant. Avec beaucoup de points positifs et faisant voyager le lecteur. Hâte de lire le prochain tome!

P.-S.- Si vous voulez me parler plus en détail d'un livre que j'ai chroniqué ou me partager une de vos lectures, quelle qu'elle soit, voici mon adresse mail: lily.lutinscornouailles@yahoo.com

Bien à vous, Lily.

vendredi 17 février 2017

Education européenne de Romain Gary

éditions: gallimard, folio

nombre de pages: 282

prix: 7,20€

ma note: 3/5

musique qui m'y fait penser: /



résumé (cette fois-ci, je le fais moi-même car la quatrième de couverture y affiche juste les premières phrases du livre): Hiver 1942, le médecin polonais Twardowski décide d'amener Janek, son dernier fils en vie, dans une forêt proche de Wilno afin de le cacher. Sans nouvelles de son père depuis quelques jours, le jeune adolescent quitte sa kryjówka (sa cachette) et rencontre un groupe de partisans avec qui il vivra durant la bataille de Stalingrad.

Je devais faire un exposé pour mon cours de français et tandis que les autres voulaient prendre les films proposés, bien-sûr, je me suis tournée vers les livres. Parmi les deux proposés, il y avait inconnu à cette adresse de Kathrine Kressman Taylor, pas très original... Vous vous doutez bien que le second était celui-ci, dont je n'avais jamais entendu parler. Je m'y suis donc plongée en voulant en savoir le moins possible.

Laisez-moi d'abord vous expliquer pourquoi l'auteur a appelé son roman ainsi avec cet extrait: "En Europe on a les plus vieilles cathédrales, les plus vieilles et les plus célèbres Universités, les plus grandes librairies et c’est là qu’on reçoit la meilleure éducation – de tous les coins du monde, il paraît, on vient en Europe pour s’instruire. Mais à la fin, tout ce que cette fameuse éducation européenne vous apprend, c’est comment trouver le courage et de bonnes raisons, bien valables, bien propres, pour tuer un homme qui ne vous a rien fait, et qui est assis là, sur la glace, avec ses patins, en baissant la tête, et en attendant que ça vienne." Il y en a plusieurs comme cela dans le roman.

Les trois personnages principaux sont Janek, un jeune de quatorze ans forcé à intégrer la Résistance pendant que les enfants de son âge sont à l'école. Zosia, une jeune fille un peu plus âgée que Janek, obligée par les partisans de se prostituer pour les SS afin de leur soutirer des informations. Dobranski, un jeune adulte dirigeant un groupe d'étudiants qui est très philosophique et écrit un livre.

La première moitié (je dis bien "moitié", pas "partie") de ce roman m'a enchanté. Le personnage de Janek est très mature et drôle de part son arrogance inattendue: lorsque les partisans l'envoie en mission, ses seuls réponses sont "oui", "non", "bien", "je sais", comme s'il ne voulait pas user de sa salive pour si peu.
Il y a également de très beaux passages avec la musique (j'adore lorsqu'un livre parle de cela, je trouve toujours cela si parfait) avec le personnage principal qui en est totalement envoûté. les descriptions sont courtes mais bien faites et nous prenons plaisir à découvrir tous les partisans qui sont très différents. D'ailleurs, cela doit être un des seul points positifs de la guerre mais cette dernière a fait se rencontrer pleins d'hommes de générations et de classes sociales différentes qui ne se seraient sans doute jamais adressés la parole sinon.

Malheureusement, la seconde moitié m'a paru être l'opposé de la première. Janek n'est pas très présent alors que c'est un des gros points forts de cette histoire. Il y a beaucoup de longueurs, on n'avance pas, on piétine. Notre cher Dobranski est très gentil mais lorsqu'il s'agit de lire des dizaines de pages de son livre pendant que nous laissons la vie des partisans de côté, c'est tout autre chose. De plus, le personnage de Zosia a vécu des choses très difficiles mais elle pleurniche souvent pour un oui, pour un non et je dois avouer que cela m'a particulièrement agacée bien que je comprends que l'auteur a voulu montrer qu'elle était encore une enfant malgré tout.

En conclusion, j'ai été très heureuse de découvrir ce livre qui a, à mes yeux, beaucoup de qualités comme de défauts.

P.-S. - Si vous voulez me parler plus en détail d'un livre que j'ai chroniqué ou me partager une de vos lecture, quelle qu'elle soit, voici mon adresse mail: lily.lutinscornouailles@yahoo.com
Bien à vous, Lily.

L'Eveil, stade 1 de Jean-Baptiste de Panafieu

éditions: Gulf Stream

nombre de pages: 268

prix: 16,50€

ma note: 4/5

musique qui m'y fait penser: "André II" de Sanseverino, qui me faisait beaucoup quand j'avais 6 ans.


quatrième de couverture:Un mystérieux virus semble développer prodigieusement l'intelligence des animaux. A travers le monde, l'épizootie se propage rapidement dans les villes, les élevages, les forêts, affolant les biologistes, les amis des animaux... et les compagnies agroalimentaires. Et si le rapport de force entre les animaux et les hommes s'inversait ? Et si les bêtes décidaient de lutter pour sauver leur peau et leur liberté ?

Tout d'abord je tiens à préciser que j'ai lu ce livre dans le cadre du Prix départemental des collégiens de l'Hérault. Ce roman est le premier des cinq que je lis et je dois avouer que cette sélection commence très bien pour moi.

Commençons par la couverture: en plus d'être agréable pour l’œil du lecteur, elle est très fidèle au livre et met la souris A27 en arrière plan pour montrer que c'est par elle que tout commence. Tous les autres animaux s'y trouvant sont également dans le livre. Premier point fort.

Je dois également vous dire que si j'ai commencé avec ce livre-ci, c'est surtout parce que son histoire est innovante et, en littérature jeunesse (bien que j'aime beaucoup ce genre), cela fait du bien de ne pas voir tout le temps les mêmes schémas se répéter. Non seulement elle traite d'un sujet peu abordé mais elle mène à la réflexion tout au long de la lecture en faisant se poser des questions sur la façon dont nous réagirions face à des animaux éveillés. Plusieurs faits historiques se cachent dans le roman comme par exemple la création de langages et Charles la corneille, qui représente Hitler en formant un régime totalitaire et antisémite chez les oiseaux. Les animaux sont ici très bien travaillés mais ce n'est pas le cas pour les humains. Effectivement, j'avais l'impression que ces derniers étaient plutôt là pour effectuer des actions que les animaux ne pouvaient pas faire, ce qui est bien dommage. Il était sensé y avoir un trio de meilleurs amis qui selon mon ressenti se connaissaient à peine et ne s'appréciaient pas plus que ça (hormis le début de romance entre deux membre du groupe, et encore...).
En conclusion, j'ai vraiment beaucoup aimé l'histoire en elle-même malgré le manque de personnalité des personnages humains.
P.-S. - Si vous voulez parler plus en détail d'un livre que j'ai chroniqué ou me partager une de vos lectures, quelle qu'elle soit, voici mon adresse mail: lily.lutinscornouailles.yahoo.com
Bien à vous, Lily.

mardi 14 février 2017

Comme un poisson dans l'arbre de Lynda Mullaly Hunt


éditions: Castermore

nombre de pages

prix: 11,90€

ma note: 5/5

musique qui m'y fait penser: /

quatrième de couverture: Un poisson ne sait pas grimper aux arbres, mais ça ne veut pas dire qu'il est stupide pour autant. Ally a un secret inavouable: elle ne sait pas lire. Elle est parvenue à bien le cacher à l'école, mais cela lui pèse de plus en plus. Elle en a assez qu'on la prenne pour une idiote. Tout change le jour où un nouveau professeur arrive : il s'intéresse à tous les élèves et essaie de comprendre les difficultés de chacun. Saura-t-il trouver une solution au problème d'Ally ?

Pour mon premier article, je me suis dit que vous parler d'un coup de cœur m'aiderait peut être à me mettre dans le bain pour les futures chroniques sur ce blog. Ce livre m'a d'abord intrigué car j'y ai reconnu dans le titre l'allusion à la citation d'Albert Einstein «Tout le monde est un génie, mais si vous jugez un poisson sur ses capacités à grimper à un arbre, il passera toute sa vie à penser qu'il est stupide.» que je garde en tête depuis quelques années déjà. Je l'ai donc acheté sans trop d'attentes, je n'en avais jamais entendu parler auparavant.



Connaissez-vous ce genre de livres qui vous chuchotent au fil des pages "moi, pas un coup de cœur? impossible"? Eh bien, quelle que soit votre réponse, j'ai le plaisir de vous annoncer qu'il fait indéniablement parti de ceux-ci. Cette lecture m'a marquée car elle aborde un sujet difficile étant la dyslexie tout en douceur, accompagnée de tous les éléments requis pour transformer un moment assez banal pour tous les lecteurs en pur bonheur.

L'histoire est très bien menée, on ne s'ennuie malgré le fait que le malheur ne colle pas à la peau de la protagoniste, ce qui est d'ailleurs une excellente chose. En effet, beaucoup d'auteurs semblent oublier que, même si certains livres de ce genre sont très bien fait, la plupart en exaspère un grand nombre. L'écriture se lie très facilement et est très agréable tout en ayant de courts chapitres, ce qui permet d'avancer très rapidement dans le bouquin à en devenir accro.

Ses personnages sont absolument adorables, attachants et drôles, on a souvent envie de les aider nous mêmes durant notre lecture. Les membres du trio de jeunes amis se complètent très bien. Ally est courageuse, elle s'accroche sans comprendre pourquoi elle est la seule à ne pas réussir à lire et écrire. Même si elle est touchée par les remarques que l'on peut lui faire, elle ne se laisse pas aller. Albert est le garçon le plus intelligent de leur classe. Il ne s'intègre pas (ou, tout du moins, ne fait pas l'effort de s'intégrer) aux élèves car il ne les trouve pas très intéressant et préfère être comme il est que devoir les supporter. Cependant, il apprend vite à apprécier les  Il est très probablement lui aussi un clin d'œil à Einstein. La troisième de la bande est une petite dure à cuire rebelle qui aime la cuisine. Elle n'hésite pas à défendre ses amis lorsque n'importe qui les rabaisse et est très drôle car elle ne tient pas sa langue la plupart du temps. Le professeur, la mère et le frère d'Ally sont également très bien construits et compréhensibles. Tout est absolument fantastique chez eux, même leurs défauts.

De plus, comme je l'ai glissé un peu plus haut déjà, je déplore souvent le côté "tire-larme" qu'ont les romans jeunesses (à croire que plus un livre est triste, plus il est bon même si l'histoire et les personnages sont du coup mis de côté!). Eh bien non, pas cette fois! Je pense que je vais m’arrêter là pour ne pas en dévoiler trop, bien que pour être honnête j'en meurt d'envie.

En conclusion, "Comme un poisson dans l'arbre" est une pépite qui mérite un plus grand succès. une explosion de bon sens et de gaieté pour parler de la dyslexie.

Et vous, avez vous aimé ce livre? Ou alors avez-vous envie de le lire? Tout cela m'intéresse, ne l'oubliez pas.

P.-S. -si vous voulez me parler plus en détail d'un livre que j'ai chroniqué ou me partager une de vos lectures, quelle qu'elle soit, voici mon adresse mail: lily.lutinscornouailles.yahoo.fr

Bien à vous, Lily. 

mon système de notation

Bonjour, avant tout article, je pense que vous faire part de mon système de notation s'impose. Peut être que parmi vous, certains notent leurs lectures sur 20, d'autres sur 10 ou encore sur 5 et d'autres ne le font pas. Moi, je les note sur 5 mais également avec des couleurs (oui, oui... des couleurs) et ces dernières sont dans un ordre bien précis:
- bleu: coup de cœur (qui correspond à un 5/5 du coup)
- orange: très bien (4/5) 
- rouge: bien (3/5)
- vert: lecture mitigée (2/5)
- blanc sur noir: lecture très déplaisante (1/5)
Si je vous en parle aujourd'hui, c'est essentiellement pour vous demander si vous ne connaissez pas des façons plus innovantes dont vous voulez bien me faire part afin que le blog soit plus agréable à lire. Il se peut qu'au fur et à mesure j'associe une image ou un personnage à chaque note également. Qu'en pensez-vous? Et vous, quelle manière adoptez-vous pour noter vos livres (si vous le faite, bien entendu)? Je serai très curieuse de le savoir.
P.-S. -Si vous voulez parler plus en détail sur un livre que j'ai chroniqué ou me partager une de vos lectures, quelle qu'elle soit, voici mon adresse mail lily.lutinscornouailles.yahoo.com
Bien à vous, Lily.