mercredi 8 mars 2017

Antigone de Jean Anouilh

éditions: la table ronde

nombre de page: 123 pages

prix: 5,40€

ma note: 4/5

musique qui m'y fait penser: /



résumé (trouvé sur Livraddict): Antigone est la fille d'Œdipe et de Jocaste, souverains de Thèbes. Après le suicide de Jocaste et l'exil d'Œdipe, les deux frères d'Antigone, Étéocle et Polynice se sont entretués pour le trône de Thèbes. Créon, frère de Jocaste et – à ce titre – nouveau roi, a décidé de n'offrir de sépulture qu'à Étéocle et non à Polynice, qualifié de voyou et de traître. Il avertit par un édit que quiconque osera enterrer le corps du renégat sera puni de mort. Personne n'ose braver l'interdit et le cadavre de Polynice est abandonné à la chaleur et aux charognards. Seule Antigone refuse cette situation. Malgré l'interdiction de son oncle, elle se rend plusieurs fois auprès du corps de son frère et tente de le recouvrir avec de la terre. Ismène, sa sœur, informée de sa décision, refuse de la suivre, craignant sa propre mort. Très vite, Antigone est prise sur le fait par les gardes du roi. Créon est obligé d'appliquer la sentence de mort à Antigone.

Un seul mot: enfin. Depuis le temps que je voulais la lire, cette pièce! Cela remonte à mon année de CE2, lors de laquelle on m'a conté les mythes d’Œdipe et d'Antigone. Bon, je dois bien reconnaître qu'il serait resté dans ma P.A.L bien des années encore s'il n'avait pas été à lire pour mes cours de Français (mais disons que cela ne reste qu'un petit détail... ou pas tant que cela finalement...).

Pour commencer, la pièce est très rapide, je l'ai terminé en une journée en le lisant entre mes cours et dans les transports en communs. Le vocabulaire y est probablement pour beaucoup puisque Jean Anouilh est un auteur contemporain.

J'ai eu un petit coup de cœur pour la personnalité d'Antigone, une jeune femme courageuse à souhait et qui ne se soumet pas aux règles qu'elle trouve injustes. Lorsque j'y repense, les autres personnages en revanche m'ont laissée de marbre... Je ne trouve même pas cela mal tellement ils étaient presque inexistants pour moi face au personnage principal. Je n'en pense donc pas grand chose, ce qui n'arrive pas souvent.

Beaucoup de personnes n'aiment pas Antigone car ils la trouvent insensée mais une citation pourrait peut-être leur faire comprendre un peu plus son comportement: "CREON: Tu irais refaire ce geste absurde? Il y a une autre garde autour du corps de Polynice et, même si tu parviens à le recouvrir encore, on dégagera son cadavre, tu le sais bien.Que peux-tu donc, sinon t'ensanglanter encore les ongles et te faire prendre? ANTIGONE: Rien d'autre que cela, je le sais Mais cela, du moins, je le peux. Et il faut faire ce que l'on peut."

Les points qui m'ont le moins plu sont le fait qu'il y ait des objets actuels intégrés à la pièce et (cela peut paraître très étrange) je m'attendais à une fin plus sanglante... Mon professeur de français nous avait rappelé que forcément, dans une tragédie, ils meurent tous ou presque. Là, je suis plus restée sur le "presque" que le "tous", ce qui m'a légèrement déroutée bien que la faute ne vienne que de moi.

En conclusion, j'ai beaucoup aimé ce livre grâce à Antigone, que j'ai adoré. Il m'a de plus donné très envie de découvrir la version de Sophocle.

P.-S.- Si vous voulez me parler plus en détail d'un livre que j'ai chroniqué ou me partager une de vos lectures, quelle qu'elle soit, voici mon adresse mail: lily.lutinscornouailles@yahoo.com

Bien à vous, Lily. 

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