jeudi 27 avril 2017

Tous les héros s'appellent Phénix de Nastasia Rugani

éditions: l'école des loisirs

nombre de pages: 205

prix: 15,00€

ma note: 5/5

musique qui m'y fait penser: /


quatrième de couverture: Peut-on monter dans la voiture de quelqu’un que l’on connaît à peine ? Difficile de résister à la tentation si l’automobiliste n’est autre que monsieur Smith, le professeur d’anglais le plus fascinant et le plus séduisant du lycée. Ce soir-là, il a proposé à Phénix et à sa petite sœur, Sacha, de les raccompagner chez elles, de l’autre côté du lac. Elles sont montées dans sa Chevrolet immaculée, et il les a conquises le temps d’un trajet. Quelques jours plus tard, c’est leur mère, Erika, qui se laissait séduire. Monsieur Smith est venu de plus en plus souvent à la maison, accumulant les bons points, avec son don pour la pâtisserie et ses faux airs de Gregory Peck. Phénix et Sacha ont bien remarqué qu’il était un peu trop strict et autoritaire, parfois dur et cassant sans raison. Oh, trois fois rien, pas de quoi s’inquiéter. Comment auraient-elles pu se douter qu’elles venaient de faire entrer le loup dans la bergerie ?

Si on ne m'avait pas offert ce livre, je ne pense pas que je l'aurai acheté. Les histoires de familles peuvent m'intéresser mais je me méfie des personnages principaux qui ne sont pas trop à mon goût en général. A la fin de ma difficile lecture du roman "Le blog ou la vie ?", j'ai attrapé le premier livre que j'avais sous la main et il s'avère que ce fut celui-ci. Mais quelle chance j'ai eu, je ne pouvais vraiment pas mieux tomber ! Ce livre est sans doute un des plus grands coups de cœur que j'ai eu. Il est celui qui m'a le plus chamboulée et est selon moi parfait. Aussi, je vais tâcher de vous transmettre mon coup de cœur à travers cet article

Lorsque l'on me demande quel est mon personnage préféré ou à qui j'aimerai ressembler, je ne sais absolument pas répondre. En effet, il y a Lily Evans, la mère d'Harry Potter que j'aime énormément mais je ne trouve pas cela très original dans le sens où je ne ferai découvrir cette saga seulement à un ermite, et encore ! Je suis très heureuse de vous annoncer que je pourrai à présent dire haut et fort à qui je voudrais ressembler. Il s'agit de Phénix, la protagoniste de cette histoire.

Phénix est une fille si singulière et géniale que cela donne envie de trouver une amie comme elle dans la vraie vie, ce qui serait malheureusement impossible. Elle est très intelligente, protectrice et est par dessus tout follement courageuse dans les moments d'une difficulté extrême. Elle se réfugie régulièrement dans ses bouquins et est introvertie mais n'a pas une absence de caractère malgré tout. Ses motivations sont compréhensibles et souvent touchantes. Il y a des personnages que l'on adore autant que d'autres nous agacent et ce qui est surprenant, c'est que parfois, nous ne savons pas pourquoi nous ressentons l'un de ces deux sentiments pour eux. J'ai la drôle d'impression de connaître Phénix depuis toujours et aimerais bien savoir si cela s'est produit pour d'autres lecteurs.

Les personnages sont tous si bien construits qu'ils en deviennent presque réels. Hormis Phénix, Sacha sort du lot. Plus extravertie que sa sœur, elle est très mature à seulement 8 ans, ayant de l'humour, de l'imagination, de la détermination et une rare intelligence, comme sa sœur. Elles sont d'ailleurs très proches et ont une relation pareille à celle de jumelles.

Ce roman n'est pas qu'une histoire de beau père étrange, c'est bien plus que cela. Il y a également le père biologique des filles qui n'a pas donné signe de vie depuis des mois alors qu'il était un très bon père, une mère à la dérive qui ne prête aucune attention à ses enfants, des histoires de lycéenne (attention, pas le genre de clichés qui peuvent passer dans d'autres livres, non, pas de cela ici) et encore d'autres choses à la fois poétiques, intellectuelles, symboliques et passionnantes à mon sens.

Il y a également beaucoup de références à des livres ou des tableaux, ce qui m'a beaucoup plu. Une phrase m'a d'ailleurs fait croire que ce roman a été écrit pour moi, la voici: «À cet instant, il ressemble davantage à un tableau de Gustave Courbet, désarmant de sincérité.» p.109. Étant une grande amatrice des tableaux de Gustave Courbet ( voici d'ailleurs la page où j'y présente mes préférés), je ne pouvais qu'aimer, être d'accord avec ceci et voir que son talent est ici référé pour ses points forts étant le réalisme et la sincérité qui déroutent beaucoup de personnes et que je trouve merveilleux.

La plume de l'auteure m'a beaucoup plu. Elle comporte des descriptions fines et précises très agréables et sait trouver les mots justes qui peuvent vous mettre en colère contre la situation, vous faire adorer les personnages, vous faire rire ou encore pleurer... Je les appelle les «plumes qui vont volent au gré du vent», étrange et alambiqué mais cela me fait rire tout en décrivant ce que je pense d'elles.

La dernière page m'a fait horriblement pleurer. J'en fus prise de sanglot parce que l'histoire touchait à sa fin et que je ne voulais pas quitter ce petit monde alors qu'il traite d'un sujet très dur. Je me suis même demandée si je ne devais faire une pause de quelques jours dans mes lectures tellement j'étais obnubilée par celle-ci.

En conclusion, un livre coup de cœur à faire lire à un maximum de gens possible, sans aucune fausse note, incroyable, avec une plume aussi géniale que les personnes et une histoire qui sort du lot de part ses péripéties très variées. Tout est absolument fantastique et fabuleux alors que dire de plus si ce n'est que je vous le recommande vivement ?

 P.-S.- Si vous voulez me parler plus en détail d'un livre que j'ai chroniqué ou me partager une de vos lectures, quelle qu'elle soit, voici mon adresse mail: lily.lutinscornouailles@yahoo.com.


Bien à vous, Lily.

mercredi 26 avril 2017

Le blog ou la vie ? de Sophie de Villenoisy

éditions: Fleurus

nombre de pages: 252

prix: 15,90€

ma note: 1/5

musique qui m'y fait penser: /


résumé (pris de Livraddict): À 14 ans, Léa a une vie de rêve : dans son blog, elle raconte sa vie de mannequin vedette, son quotidien avec une maman styliste et un père galeriste branché ! Elle vit dans un sublime appartement à Paris, capitale de la mode ! Elle croule sous les sollicitations et les invitations aux défilés de mode ! Elle a de nombreux « friends », ses fans, ainsi que tous ses « followers ». Bref tout va pour le mieux pour Léa, excepté… que tout ça, c’est du pipeau ! Car Léa a une légère tendance à enjoliver sa vie. Bon, ok, elle est complètement mytho ! Mais ça intéresse qui une mère qui tient un pressing et un père poissonnier ? Franchement, dans le genre glamour, on repassera ! Et si Léa habite une capitale, c’est Agen, la capitale du pruneau ! Rien de reluisant, donc… Alors Léa n’hésite pas à ré-écrire sa vie, au stylo rose de préférence et avec beaucoup de paillettes, quitte à prendre des risques, parfois inconsidérés…

En librairie, lorsque j'ai vu le mot "blog" écrit en gros sur sa couverture, j'ai ressenti comme une obligation de l'acheter. Une jeune fille qui tient un blog me rappelle vaguement quelqu'un, si vous voyez ce que je veux dire... Cela ne pouvait que me parler, évidement. C'est donc pour cette raison que je l'ai tout de suite intégré à ma PALP (pour ceux qui ne connaissent pas ce mot sortit de mon imagination, cliquez ici !). Je ne lis jamais dans le train, je ne sais pas pourquoi mais c'est le seul transport dans lequel je n'arrive pas à me concentrer. Ce roman a été le premier à déroger à la règle. Simplement, ce fut plutôt à cause des énormités sorties par la protagoniste que j'ai continué à tourner les pages... Cette lecture m'a déçue et agacée, le combo idéal, me diriez-vous.

La première page nous montre directement un article du blog de Chine, ou plutôt de Léa, en réalité. Celui-ci fait d'ailleurs bien comprendre que la jeune Agenaise se sent pousser des ailes lorsqu'elle est derrière son écran d'ordinateur. Elle aurait pu être, comme on pourrait le croire en commençant le livre, une fille qui invente un personnage sans dépasser les limites et tout en respectant ses lecteurs. Or, elle se vante beaucoup, est hautaine et ment  tellement que ce n'est même plus crédible ! Elle a aussi dit au début que la pire chose que ses parents aient faite est sa petite sœur, ce qui est te et méchant. Disons également que l'envie de lui donner des claques est très intense lorsqu'elle dit des choses comme "Comme quoi, ça a du bon d'être superficielle" p.30, "Cher Eliot, merci pour le compliment, même si, c'est vrai, j'en reçois beaucoup, ça fait toujours plaisir ! Ça ne va pas du tout, ça fait pimbêche qui se la pète, j'efface et je recommence." p.31 (au point où tu en es, tu peux te le permettre, je te l'assure), "Ah! Ah! Voilà que je deviens schizophrène !" p.52 (la vérité la fait rire ?!), "... je n'ai jamais pu lui mentir..." p.60 (ce n'est pourtant pas ce que tu fais tous les jours avec tout le monde ?!), "Je ne veux pourtant pas qu'il croît que je suis devenue une sale gosse, ingrate et superficielle." p.60 (Tu en étais fière il y a quelques pages et maintenant, tu es une petite sainte ?!). Allez, juste un dernier pour la route "...plus hypocrite que moi, tu meurs." p.80 (c'est effectivement une certitude).

Je suis désolée de devoir faire un second paragraphe sur ce personnage que j'ai détesté mais, selon moi, il faut vous expliquer ce qu'il se passe principalement dans le livre et son caractère y prend une très grande place. Elle dit souvent qu'Eliot en pince pour elle alors qu'il est intéressé par Chine. Elle prétexte donc que puisque c'est SON mensonge, il l'aime bien ELLE. Ses caprices envers ses parents sont insupportables lorsqu'ils disent non à ses demandes immorales et insensées. Bien sûr, pour couronner le tout, quand un de ses plans ne marche pas, elle ne se remet pas en question et accuse quelqu'un d'autre (c'est tellement plus simple d'oublier toutes les bêtises que l'on fait pour se disculper).

L'écriture m'a vraiment agacée. Mettre des «Lol» à tout bout de champ, avoir une ponctuation étrange et des tournures de phrases orales, qui ne sont d'ailleurs plus françaises à l'arrivée n'en font pas la plume d'une adolescente pour autant. Je conçois que je n'ai pas un style d'écriture incroyable, seulement, croire que tout le monde est stupide et ne sait pas aligner quatre mots correctement à cet âge, merci mais il n'en est pas question!

La fin est très décevante également car elle est très simple et «tout est bien qui finit bien» à quelques détails près. J'ai presque eu l'impression que l'auteure disait aux jeunes filles que mentir n'est absolument rien et que cela ouvre même beaucoup de portes pour leur futur. Je trouve cela grotesque, c'est vraiment absurde, autant dire de ne pas être sincère pour réussir.

Je tiens à ce que vous sachiez que j'ai toujours été honnête sur mon blog. Que ce soit sur mes avis littéraires parfois très tranchés (comme à présent) ou sur ma vie, bien que je sois assez évasive à ce sujet (c'est un choix, je pense que nous sommes ici pour parler bouquins essentiellement mais il est tout de même plaisant de connaître quelques petites anecdotes ou choses qui intéressent une autre personne). J'ai créé ce blog afin de partager avec d'autres lecteurs et non pas pour être connu grâce à cela.

Je n'écris pas cela pour enfoncer Sophie de Villenoisy, bien au contraire. J'y relate juste le ressenti que j'ai eu lorsque j'ai lu ce livre. Je suis honnête tout comme je le suis lorsqu'un livre est un coup de cœur.

En conclusion, un livre qui m'a donné très envie lorsque je ne savais pas exactement où il allait me menait mais qui fut une énorme déception à cause de son histoire et du personnage principal.

 P.-S.- Si vous voulez me parler plus en détail d'un livre que j'ai chroniqué ou me partager une de vos lectures, quelle qu'elle soit, voici mon adresse mail: lily.lutinscornouailles@yahoo.com.


Bien à vous, Lily.

vendredi 14 avril 2017

Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire de Lemony Snicket

éditions: Nathan

nombre de pages: 172

prix: (impossible de le retrouver, cet exemplaire n'est plus édité)

ma note: 4/5

musique qui m'y fait penser: depuis peu, le générique de la série Netflix du même nom.


résumé (de Livraddict)La vie des enfants Baudelaire démarre bien mal... Tout commence le jour où leurs parents disparaissent dans l'incendie de leur maison laissant leurs trois enfants à la tête d'une immense fortune. Et comme un malheur n'arrive jamais seul, les voilà confiés à leur oncle, le Comte Olaf, qui déploiera toutes les ruses pour s'emparer de leur richesse. Il faudra encore plus de malices aux trois enfants pour déjouer les tours pendables de cet étrange aristocrate... 

J'ai lu ce premier tome il y a bien des années de cela. Pour ceux qui ont lu ma chronique sur Antigone, ce fut à peu près au moment que l'on m'a parlé du mythe d’Œdipe. Pourquoi aurais-je donc l'envie de vous faire une chronique dessus à présent? La raison est simple, après le visionnage des premiers épisodes de la série de Netflix sur cette saga, je me suis complètement replongée dans cette histoire qui m'a fait grandir et m'a accompagnée  jusqu'à l'année dernière. Les livres étaient tous dans la bibliothèque de ma mère et m'ont toujours attirés, à son grand désespoir. Têtue comme je l'ai toujours été, j'ai décidé de commencer cette longue série de désastreuses aventures sans prendre compte des avertissements. Je dois avouer que j'ai finalement très bien fait de ne suivre que mon envie.

Tout d'abord, l'auteur Lemony Snicket fait parti de l'histoire et est le nom d'emprunt de Daniel Handler. Après la lecture du dernier tome, je me suis renseignée et ai appris que le véritable auteur ne comptait pas sortir ces romans à l'origine. Ils étaient pour lui des "exercices", lui permettant de perfectionner sa plume et ses autres histoires. Ce n'est qu'après beaucoup de demande de publication qu'il a accepté de les éditer. L'histoire que je vous raconte là est approximative et très peu détaillée. Je vous invite à me corriger si j'ai tort sur quoi que ce soit. Il n'aimait apparemment pas non plus ses héros, qui n'ont que des malheurs et ne se font croire que très rarement. Les adultes qu'il met en scène sont très naïfs, parfois même stupides. Peut-être a-t-il tiré ces conclusions en raison d'expériences personnelles, qui sait?

Le déroulement de ce tome est assez classique, bien que triste et comportant des épreuves difficiles comme la mort des parents du trio Baudelaire. Les orphelins se retrouvent sans presque aucun bien matériel mais hériteront de l'immense fortune familiale une fois la majorité de l’aînée, Violette, atteinte. Ils se retrouvent en attendant confiés à l'horrible comte Olaf, prêt à tout pour empocher leur héritage. Tout est cependant très bien mené alors cela ne dérange pas.

Je vous ai parlés un peu plus haut de Lemony Snicket, le narrateur de l'histoire qui raconte en parallèle de la vie des Baudelaire la sienne. Cela apporte des multitudes de questions en plus au lecteur et sur ce point en particulier, le véritable auteur ne s'est pas moqué de nous. L'univers est finalement beaucoup complexe et complet que ce qu'il n'y parait de prime abord, ce qui est un travail remarquable.

Violette, la passionnée de mécanique qui a 14 ans, est très douée pour bricoler des outils de fortune les tirant d'affaire à maintes reprises. Elle est réfléchie, altruiste, s'occupe très bien de ses frères et sœurs et ne se laisse pas abattre lorsqu'il est question d'en sauver un des deux. Klaus, la bibliothèque ambulante âgée de 12 ans, est aussi très important pour la survie de la petite troupe car il est très documenté sur de nombreux sujets et lit très vite, lorsque le temps leur est compté. Prunille, la benjamine qui n'est qu'une toute-petite et qui ne s'exprime que dans sa propre langue de bébé que seuls ses aînés et quelques personnes comprennent a quatre petite dents bien tranchantes s'avérant très utiles. Le trio s'entend très bien et ne se chamaille pas pour un rien. Ils se serrent tous les coudes, ce qui est un de leur seuls réconforts à présent.

Le comte Olaf et sa troupe d'acteur en papier mâché sont à mourir de rire par moment. Des méchants drôles, c'est tellement plus agréables, surtout dans une saga 13 tomes. Ils sont caricaturaux, ce qui colle assez bien avec leur côté de comédiens absolument ratés.

Les autres personnages sont en revanche très agaçants puisqu'ils ne se rendent compte de rien alors que tout est juste devant leurs yeux. Je sais que c'est quelque chose de voulu mais voir des adultes jouant aux aveugles est comme un épi pour un coiffeur, si vous voyez ce que j'essaie d'expliquer à travers cette étrange comparaison. Le roman reste tout de même plaisant car nous pouvons facilement comprendre que l'auteur a voulu échanger les réactions des enfants avec celles des adultes.

La série est quant à elle très bien réalisée d'après moi (sachant que je n'ai vu que cinq épisodes), ce qui change énormément du film. Elle comporte deux épisodes par tome, ce qui aide à la ressemblance aux bouquins et donc à l'approbation des lecteurs. Le casting est également réussi bien que l'actrice de Violette jouant dans le film est selon moi plus ressemblante (mais cela reste très subjectif).

En conclusion, un très bon premier tome réservant une quantité folle de mystères pour la suite avec un univers plus complexe que ce que nous pourrions croire. Comportant des enfants très mâtures et débrouillards, des méchant tordus et tordants ainsi que des adultes immoraux et un peu abrutis sur les bords. Une série qui n'est pas mal non plus et qui mérite d'être regardée.


P.-S.- Si vous voulez me parler plus en détail d'un livre que j'ai chroniqué ou me partager une de vos lectures, quelle qu'elle soit, voici mon adresse mail: lily.lutinscornouailles@yahoo.com.


Bien à vous, Lily.

mercredi 12 avril 2017

Le Dieu du carnage de Yasmina Reza

éditions: Magnard

nombre de pages: 105

prix: 5,20€

ma note: 4/5

musique qui m'y fait penser: /



quatrième de couvertureA l'issue d'une altercation entre leurs fils respectifs, deux couples se rencontrent pour régler le conflit à l'amiable. Mais le propos policé des adultes dégénère vite en dispute féroce... Mus par le "dieu du carnage", ils finiront par se quereller avec pertes et fracas, noyant un portable et décapitant un bouquet de tulipes tout en agitant le spectre d'un hamster disparu !

Je n'avais jamais entendu parler de Yasmina Reza avant que cette pièce de théâtre ne nous ait été donnée à lire pour la rentrée prochaine. Le résumé m'a tout de suite plu puisqu'il est assez loufoque et intriguant. De plus, mon professeur me l'a bien vendu car même si je ne suis pas une allergique des lectures de cours, je suis forcée de reconnaître que cela aide grandement lorsqu'un livre imposé est bien présenté.

J'ai toujours préféré regarder l'adaptation sur scène avant la lecture de la pièce afin que j'ai certaines intonations et gestuelles en tête. A défaut d'avoir pu la regarder avant, j'ai donc décidé de mettre une adaptation de celle-ci en fond sonore lors de ma lecture. Cependant, j'étais si fatiguée ce soir-là que j'ai abandonné ma lecture pour tomber dans les bras de Morphée. J’avais pourtant lu la moitié des pages car non seulement il est très court mais il est en plus de cela très facile à lire.

L'humour qui est ici apporte vraiment quelque chose en plus à la pièce. Il y est d'ailleurs présent dès la première page. Voici la déclaration faite par les Houllié " Le 3 novembre, à dix-sept heures trente, au square de l'Aspirant-Dunant, à la suite d'une altercation verbale, Ferdinand Reille, onze ans, armé d'un bâton, a frappé au visage notre fils Bruno Houllié. Les conséquences de cet acte sont, outre la tuméfaction de la lèvre supérieure, une brisure des deux incisives, avec atteinte du nerf de l'incisive droite. ". Cette exagération est complètement ridicule, ce qui donne le sourire aux lèvres à peine l'histoire entamée.

Les quatre parents ont tous une personnalité différente et gère le conflit principal à leur manière. Les disputes s'enchaînent sans laisser une minute de répit aux personnages. Elles sont très variées et retournent ces gens les uns contre les autres. Une fois, Véronique Houllié défend son mari, puis une autre, elle défend Annette Reille, puis Alain Reille et cela pour tous les personnages.

Comme l'a dit Yasmina Reza dans l'interview à la fin du livre (seulement dans celui que j'ai, il me semble) le décor est épuré et contient seulement ce qui est nécessaire au déroulement des scènes. D'ailleurs, parlons-en, des scènes. Il n'y en a pas, tout du moins, pas de scène du vocabulaire théâtral, tout comme les actes.  

Un petit bémol cependant, il n'y a pas réellement de fin. L'auteure aurait très bien pu l’arrêter avant ou après car ce moment est semblable à tous les autres. Une toute petite prolongation aurait peut-être fait que la pièce sorte du lot. Nous tournons la page sans nous apercevoir ou comprendre que la précédente était la dernière. Elle nous laisse un peu sur notre faim.

Laissez- moi vous parler à présent des deux adaptations, l'une théâtrale et l'autre cinématographique, que j'ai vues. La première, trouvable sur YouTube, m'a beaucoup plu car elle transmettait très bien l'humour que nous retrouvons dans le texte. Le film Carnage, en revanche, m'a bien plus dérangé. Il a changé tous les noms propres pour les mettre à l'américaine (forcément, d'un côté, car il vient de là-bas, mais cela m'a tout de même dérangé) et il est froid, ne donnant absolument aucune émotion au spectateur.

En conclusion, une très bonne pièce de théâtre, drôle grâce à ses situations grotesques et incongrues et à ses personnages. Nous regardons cette scène d'un œil extérieur sans pouvoir nous mettre d'un côté en particulier tellement ils semblent avoir tous raison sur différents points. Personne n'est mis à l'écart, les quatre sont égaux et aucun n'est valorisé par rapport aux trois autres. Malgré cela, la fin est assez brusque, nous empêchant de savoir ce qu'il se passe ensuite.


P.-S.- Si vous voulez me parler plus en détail d'un livre que j'ai chroniqué ou me partager une de vos lectures, quelle qu'elle soit, voici mon adresse mail: lily.lutinscornouailles@yahoo.com.


Bien à vous, Lily.

vendredi 7 avril 2017

Carrie de Stephen King


éditions: le livre de poche

nombre de pages: 282

prix: 7,10€

ma note: 5/5

musique qui m'y fait penser: /



quatrième de couverture: A dix-sept ans, solitaire, timide et pas vraiment jolie, Carrie White vit un calvaire, victime du fanatisme religieux de sa mère et des moqueries incessantes de ses camarades de classe. Sans compter ce don, cet étrange pouvoir de déplacer les objets à distance, bien qu'elle le maîtrise encore avec difficulté...
Un jour, cependant, la chance paraît lui sourire. Tommy Ross, le seul garçon qui semble la comprendre et l'aimer, l'invite au bal de printemps de l'école. Une marque d'attention qu'elle n'aurait jamais espérée, et peut-être même le signe d'un renouveau ! Loin d'être la souillonne que tous fustigent, elle resplendit et se sent renaître à la vie. Mais c'est compter sans l'aigreur et la mesquinerie des autres élèves.
Cette invitation, trop belle pour être vraie, ne cache-t-elle pas un piège plus cruel encore que les autres ?



J'ai lu ce livre car je brûlais d'envie de découvrir le grand Stephen King et car Carrie est son premier roman. Pour cet auteur, je veux lire toute son oeuvre dans l'ordre chronologique (bah oui, sinon cela ne serait pas drôle). Sachant que ce cher monsieur a écrit environ 70 livres et qu'il ne s'est toujours pas arrêté, je sens que ce "challenge" va être long... D'autant plus que je ne compte pas lire que cela durant toute une année. Ces petites choses mises à part, je dois vous dire que cette première expérience m'a plutôt (voir beaucoup) réussi.

Dès le début, on comprend que l'auteur ne va pas épargner ses personnages. Carrie est laide, la première action que nous suivons est d'une rare abomination et les premières paroles qu'elle prononce sont (comme le dit l'auteur, je n'invente rien) des bruits bovins. Autant vous dire qu'il est difficile de ne pas éprouver très rapidement de l'empathie pour elle et encore, s'il n'y avait que cela... Sa mère est une catholique très (mais quand je dis très, c'est très très) croyante. Elle n'aime pas sa fille car, comme les gens durant le Moyen-Age, elle trouve les enfants impurs car ils sont le fruit d'une union (oui, oui, moi aussi j'ai failli sauter au plafond). Nous avons également les points de vue d'autres personnes de Chamberlain comme Tommy et Sue, que j'ai beaucoup aimé car ils sont les seuls à posséder la moitié d'un cœur dans cette histoire.

En parallèle, nous avons des articles de journaux, des textes de livres et des témoignages postérieurs à la fameuse soirée. Eléments très importants car certains sont scientifiques, nous parlant du gène de télékinésie que Carrie a développé et d'autres nous permettent de comprendre quelques personnages qui peuvent paraître assez stupide de prime abord. Tout est clair et bien expliqué.

Le village est très bien décrit nous immerge complètement dans l'histoire. Il y a parfois certaines lenteurs qui sont justifiées car elles sont présentes afin de poser les bases du roman.

Il y a de plus des références au sang très fréquemment. J'ai trouvé cela à la fois terrifiant et fantastique car tout est lié et que la plume de ce cher monsieur est absolument géniale. Elle nous plonge complètement dans cette petite ville du Maine tout en nous amenant sans que nous ne le comprenions là où elle le désire.

La fin est fantastique, elle est à la fois choquante et bien amenée, ce qui ne fait que la rendre plus plaisante. Elle m'a terrifiée dans le bon sens du terme, s'il y en a un tout du moins...

J'ai beau cherché mais je ne trouve pas de défaut à ma lecture... dommage (je plaisante bien-sur, j'en suis très contente). J'étais d'ailleurs très triste lorsque je l'ai fini, je ne reverrai plus Carrie, Tommy et Sue de si tôt...

En conclusion, un premier livre de cet auteur absolument génial, qui m'a donné envie de dévorer Salem dès celui-ci refermé.


P.-S.- Si vous voulez me parler plus en détail d'un livre que j'ai chroniqué ou me partager une de vos lectures, quelle qu'elle soit, voici mon adresse mail: lily.lutinscornouailles@yahoo.com.



Bien à vous, Lily.

lundi 3 avril 2017

Les Pluies de Vincent Villeminot

éditions: Fleurus

nombre de pages: 339

prix: 16,90€

ma note: 5/5

musique qui m'y fait penser: Ain't no sunshine de Bill Withers



résuméKosh n'a jamais vu les yeux de Lou dans le soleil : depuis maintenant quatre mois, il pleut. Une pluie serrée, violente, une pluie de mousson qui parait blanche la nuit dans les phares ou la lumière, et fait un voile gris sur toutes choses, le jour, à plus de quelques mètres. Le phénomène, inexplicable, échappe à toute logique, à toute prévision, à tout modèle, à toute saison. Mais Kosh n'a pas besoin de voir le soleil les éclairer pour savoir que le vert des yeux de Lou est menthe à l'eau. Et qu'ils sont la plus belle chose qu'il ait jamais vue. Surtout lorsqu'elle sourit. Qu'il la fait sourire. Kosh a promis à Lou que rien ne les séparerait. Jamais. Lorsqu'ils évacuent leur village, que les réfugiés se battent pour prendre place dans les derniers bateaux, pris de panique à l'idée qu'il s'agit du dernier espoir de s'en sortir, Kosh est arraché à Lou. "Survis ..." la supplie-t-il. "Survis, et moi, je te retrouverai".

Ma cinquième et ultime lecture pour le prix des Collégiens fut celle-ci. Je dois admettre que le fait qu'il soit le dernier n'est pas anodin. En effet, lorsque j'ai lu Stéphane, le tome de Vincent Villeminot dans la saga U4, j'avais bien accroché au style de l'auteur bien que Stéphane n'était pas une fille très agréable à mon gout. Je m'étais donc dès lors intéressée à cet auteur et Les Pluies était dans ma wish list avec Instinct et Réseaux, qui y sont toujours d'ailleurs. Ce fut un immense plaisir lorsque j'ai vu qu'il faisait parti de la sélection de cette année. Connaissant l'auteur et aimant l'histoire, j'ai décidé de garder cette valeur sûre pour la fin, histoire de finir forcément sur une bonne note. Comme je m'y attendais, je l'ai aimé. Je l'ai aimé, oui, mais un peu plus encore, il fut un coup de cœur (deux à la suite, qu'elle chanceuse je suis!).

Trois minutes avant, j'étais en Amérique du Sud avec Le fils de l'ombre et de l'oiseau. J'étais même au bout du rouleau car je voulais y rester. Allant chercher Les Pluies, non sans une grande tristesse, je prévoyais déjà d'aller me coucher sans lire plus de dix pages mais c'était sans compter que dès le premier chapitre, la tension est présente. Nous avons envie d'aider les personnages à aller plus vite afin qu'ils puissent se sauver de la Nooga, prête à déborder. A peine le livre ouvert et l'auteur nous surprend déjà. Les événements sont bien menés jusqu'au bout du roman. L'histoire se coupe en trois parties dont la deuxième est épistolaire.

Les personnages sont jeunes et le fait qu'Ombre soit un bébé rajoute de l'enjeu. Ils ne sont pas parfaits... et c'est parfait ! Au fil de la lecture, nous nous en rendons compte et cela paraît d'autant plus réaliste. Ils font tous des erreurs, ce qui est tout à fait normal lorsque l'on est enfant. Kosh est très protecteur envers sa nouvelle famille et n'hésiterait pas à donner sa vie pour eux. Cependant, il tient tellement aux gens qu'il est prêt à faire mille et une promesses qu'il n'est pas sûr de tenir, bien qu'il le veuille du plus profond de lui-même. Lou veut être la maman gentille du groupe, ce qui lui vaut de se faire marcher sur les pieds à plusieurs reprises et qui la fait passer pour plus faible qu'elle ne l'est. Malcolm obéit le plus possible aux règles de son frère Kosh mais il ne sait pas à quoi cela le mène, il est selon moi le plus perdu de tous et se renferme donc un peu. Noah est allergique à toute forme de règle et est une vraie tête de mule. Il ne fait jamais ce que lui disent les autres même s'il se rend compte plus tard que certaines interdictions sont pour son bien, ce qu'il regrette parfois.

J'ai tout de même eu beaucoup de mal avec Chiloé car cette gamine est d'un égoïsme pur et dur. Tant que vous ne lui apportez rien, elle ne vous adresse pas la parole mais dès que vous l'intéressez, elle est prête à vous aider. Elle ne pense jamais aux conséquences de ses actes, veut tout le temps agir seule sauf si, encore une fois, elle peut y gagner quelque chose. Ce choix de l'auteur est pourtant volontaire, ce que l'on comprend à la fin du tome. Nous nous sentons donc menés à la baguette, ce qui est assez plaisant, pour tout dire. En outre, il faut bien des personnages déplaisants car il ne font que mettre en valeur les personnages géniaux.

Un passage m'a particulièrement fait sourire. Je ne peux pas le dévoiler ici alors les mails de ceux qui l'ont lu sont les bienvenus. Il était 7h30 du matin et le tramway dans lequel j'étais débordait de gens à la mine décomposée que nous avons tous les lundi. Il n'y en avait qu'une seule qui était dans un état de satisfaction intense, de telle manière que les autres passagers se sont demandés pourquoi elle rayonnait autant et si elle venait vraiment du même monde qu'eux. C'était, vous l'aurez sans doute compris, moi-même. Rien qu'en repensant à la scène et à la tête des personnes à côté de moi, ce livre restera gravé dans ma mémoire pour un petit moment.  

La fin est horriblement aguicheuse, ce qui nous fait désirer une accélération du temps afin de nous retrouver à la date de parution du second tome. Les seuls mots que j'avais en bouche étaient " Vite, la suite ! Je promets de faire tout ce que vous voudrez. " ce qui est assez étrange et frustrant. Attention, il ne faut pas croire que je n'aime pas cela, bien au contraire. Cela fait plaisir de voir un livre sans fausse note car, comme je l'ai expliqué un peu plus haut, le caractère de Chiloé est très bien pensé. 

En conclusion, un super roman de littérature jeunesse qui donne très envie de lire le tome 2. Avec des personnages réalistes, une histoire parfaitement menées sans une minute d'ennui et un style envoûtant. Que demander de mieux ? Pas grand chose à vrai dire.


P.-S.- Si vous voulez me parler plus en détail d'un livre que j'ai chroniqué ou me partager une de vos lectures, quelle qu'elle soit, voici mon adresse mail: lily.lutinscornouailles@yahoo.com

Bien à vous, Lily.

dimanche 2 avril 2017

Le fils de l'ombre et de l'oiseau d'Alex Cousseau

éditions: Rouergue

nombre de pages: 416

prix: 15,90€

ma note: 5/5

musique qui m'y fait penser: /




quatrième de couvertureAlors qu’ils s’apprêtent à tuer le célèbre bandit Butch Cassidy, deux frères racontent, au cours d’une nuit, l’histoire de leurs ancêtres. Leur récit nous entraîne dans toute l’Amérique latine au cours du XIXe siècle, à la rencontre d’aventuriers, d’inventeurs et de révolutionnaires, dans un mélange d’histoires vraies, de légendes et de rêves. Dans le fil de son précédent roman, Les trois vies d’Antoine Anarcharsis, Alex Cousseau nous donne à nouveau un grand roman d’aventures plein de magie et de poésie.

Ce livre est le quatrième que j'ai lu dans le cadre du Prix des collégiens. Comment vous parler de ce livre ? Tant de choses fabuleuses me viennent à l'esprit que je ne sais pas par où commencer... J'ai aussi la crainte de mal vous le présenter, de ne pas faire un article à la hauteur de ce roman car croyez moi, c'est une petite pépite qui mériterait d'être lue par le plus grand nombre.

Je pense premièrement aborder l'histoire en elle-même. Maintenant, concentrez vous sur mes mots et rien que cela. Imaginez vous sur l'île de Pâques, avec ses décors de jungle et de statues moai, en compagnie d'une petite fille intrépide qui se nomme Poki et qui parle aux oiseaux. Ne serait-ce qu'à partir de là, nous nous sentons bien, comme à notre place alors que jamais, pour la plupart, nous n'avons foulé de nos pieds ces terres. Poki va grandir, accomplir des exploits et nous allons la suivre toute sa vie, comme happés par ce personnage qui paraît si charismatique sans pour autant n'abuser de quoi que ce soit, sauf peut être de l'envie irrésistible de voler. Nous allons suivre la famille de Poki sur trois générations, jusqu'à ses petits fils. Les descriptions nous immergent parfaitement dans les nombreux endroits d'Amérique du Sud où nous allons voyager par procuration. D'ailleurs, si vous croisez une fille qui vous dit « Le voyage en Amérique du Sud ? Il coûte 15,90€ et est trouvable en librairie ! » ne lui faites pas les gros yeux, croyant qu'elle vous prend pour des imbéciles, c'est simplement moi.

Au fil des pages, les générations se succèdent, chacune avec ses qualités et ses défauts. Poki est très atypique, son village entier la traite de sorcière mais elle n'en a que faire, cela l'amuse plus qu'autre chose. Elle a cette force qui lui fait voir sa différence comme une qualité et une chance, ce qui est tout à fait véridique. Lui importe peu la jalousie que lui portent tous les autres. Pawel est un personnage très attachant, il est le fils de Poki et nous ressentons que, parfois, ce n'est pas quelque chose de facile. C'est compréhensible, il passe juste après un personnage très extravagant et ne sait pas trop si ses rêves sont réellement les siens ou ceux de sa mère. Il se cherche énormément et cela m'a beaucoup attendrie. En effet, il montre bien que nous ne sommes pas tous aussi forts et assurés que certains personnages. Ses fils sont assez différents l'un de l'autre. Elie est un adorable rêveur tandis que son frère jumeau Elias est plus terre à terre. Les autres personnages tels que la mère de Poki, Cosmo et Wari sont géniaux eux aussi.

Le fait qu'il y ait des bandits mêlés à l'intrigue rajoute de l'originalité au récit et complète très bien l'histoire de la famille de Poki. Le fait qu'ils soient tous réels nous apprend des choses bien que Butch Cassidy soit très connu. Une partie est romancée tout en respectant ce que l'on sait de leur vie, ce qui rend la lecture d'autant plus agréable et passionnante.

J'ai été très émue par la fin, la dernière page plus particulièrement. Je n'en dirai rien ici mais ne refuserai pas d'échanger par mail à propos de celle-ci. Ce livre a été pour moi un merveilleux voyage avec tous les éléments qui font que la magie opère parfaitement. Je pense que la plume poétique de l'auteur n'y est pas pour rien. Elle est pareille aux rêves de la première partie du roman, nous transportant dans un monde où le réel et l'irréel ne font qu'un, sans que l'on puisse vraiment les distinguer.

En conclusion, une sublime histoire ayant tous les points positifs pour vous faire voyager, apprendre et vous attacher aux personnages et à l'univers créé. Un livre qui donne envie de lire Les trois vies d'Antoine Anacharsis du même auteur.

P.-S.- Si vous voulez me parler plus en détail d'un livre que j'ai chroniqué ou me partager une de vos lectures, quelle qu'elle soit, voici mon adresse mail: lily.lutinscornouailles@yahoo.com

Bien à vous, Lily.