vendredi 7 avril 2017

Carrie de Stephen King


éditions: le livre de poche

nombre de pages: 282

prix: 7,10€

ma note: 5/5

musique qui m'y fait penser: /



quatrième de couverture: A dix-sept ans, solitaire, timide et pas vraiment jolie, Carrie White vit un calvaire, victime du fanatisme religieux de sa mère et des moqueries incessantes de ses camarades de classe. Sans compter ce don, cet étrange pouvoir de déplacer les objets à distance, bien qu'elle le maîtrise encore avec difficulté...
Un jour, cependant, la chance paraît lui sourire. Tommy Ross, le seul garçon qui semble la comprendre et l'aimer, l'invite au bal de printemps de l'école. Une marque d'attention qu'elle n'aurait jamais espérée, et peut-être même le signe d'un renouveau ! Loin d'être la souillonne que tous fustigent, elle resplendit et se sent renaître à la vie. Mais c'est compter sans l'aigreur et la mesquinerie des autres élèves.
Cette invitation, trop belle pour être vraie, ne cache-t-elle pas un piège plus cruel encore que les autres ?



J'ai lu ce livre car je brûlais d'envie de découvrir le grand Stephen King et car Carrie est son premier roman. Pour cet auteur, je veux lire toute son oeuvre dans l'ordre chronologique (bah oui, sinon cela ne serait pas drôle). Sachant que ce cher monsieur a écrit environ 70 livres et qu'il ne s'est toujours pas arrêté, je sens que ce "challenge" va être long... D'autant plus que je ne compte pas lire que cela durant toute une année. Ces petites choses mises à part, je dois vous dire que cette première expérience m'a plutôt (voir beaucoup) réussi.

Dès le début, on comprend que l'auteur ne va pas épargner ses personnages. Carrie est laide, la première action que nous suivons est d'une rare abomination et les premières paroles qu'elle prononce sont (comme le dit l'auteur, je n'invente rien) des bruits bovins. Autant vous dire qu'il est difficile de ne pas éprouver très rapidement de l'empathie pour elle et encore, s'il n'y avait que cela... Sa mère est une catholique très (mais quand je dis très, c'est très très) croyante. Elle n'aime pas sa fille car, comme les gens durant le Moyen-Age, elle trouve les enfants impurs car ils sont le fruit d'une union (oui, oui, moi aussi j'ai failli sauter au plafond). Nous avons également les points de vue d'autres personnes de Chamberlain comme Tommy et Sue, que j'ai beaucoup aimé car ils sont les seuls à posséder la moitié d'un cœur dans cette histoire.

En parallèle, nous avons des articles de journaux, des textes de livres et des témoignages postérieurs à la fameuse soirée. Eléments très importants car certains sont scientifiques, nous parlant du gène de télékinésie que Carrie a développé et d'autres nous permettent de comprendre quelques personnages qui peuvent paraître assez stupide de prime abord. Tout est clair et bien expliqué.

Le village est très bien décrit nous immerge complètement dans l'histoire. Il y a parfois certaines lenteurs qui sont justifiées car elles sont présentes afin de poser les bases du roman.

Il y a de plus des références au sang très fréquemment. J'ai trouvé cela à la fois terrifiant et fantastique car tout est lié et que la plume de ce cher monsieur est absolument géniale. Elle nous plonge complètement dans cette petite ville du Maine tout en nous amenant sans que nous ne le comprenions là où elle le désire.

La fin est fantastique, elle est à la fois choquante et bien amenée, ce qui ne fait que la rendre plus plaisante. Elle m'a terrifiée dans le bon sens du terme, s'il y en a un tout du moins...

J'ai beau cherché mais je ne trouve pas de défaut à ma lecture... dommage (je plaisante bien-sur, j'en suis très contente). J'étais d'ailleurs très triste lorsque je l'ai fini, je ne reverrai plus Carrie, Tommy et Sue de si tôt...

En conclusion, un premier livre de cet auteur absolument génial, qui m'a donné envie de dévorer Salem dès celui-ci refermé.


P.-S.- Si vous voulez me parler plus en détail d'un livre que j'ai chroniqué ou me partager une de vos lectures, quelle qu'elle soit, voici mon adresse mail: lily.lutinscornouailles@yahoo.com.



Bien à vous, Lily.

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