Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire de Lemony Snicket

éditions: Nathan

nombre de pages: 172

prix: (impossible de le retrouver, cet exemplaire n'est plus édité)

ma note: 4/5

musique qui m'y fait penser: depuis peu, le générique de la série Netflix du même nom.


résumé (de Livraddict)La vie des enfants Baudelaire démarre bien mal... Tout commence le jour où leurs parents disparaissent dans l'incendie de leur maison laissant leurs trois enfants à la tête d'une immense fortune. Et comme un malheur n'arrive jamais seul, les voilà confiés à leur oncle, le Comte Olaf, qui déploiera toutes les ruses pour s'emparer de leur richesse. Il faudra encore plus de malices aux trois enfants pour déjouer les tours pendables de cet étrange aristocrate... 

J'ai lu ce premier tome il y a bien des années de cela. Pour ceux qui ont lu ma chronique sur Antigone, ce fut à peu près au moment que l'on m'a parlé du mythe d’Œdipe. Pourquoi aurais-je donc l'envie de vous faire une chronique dessus à présent? La raison est simple, après le visionnage des premiers épisodes de la série de Netflix sur cette saga, je me suis complètement replongée dans cette histoire qui m'a fait grandir et m'a accompagnée  jusqu'à l'année dernière. Les livres étaient tous dans la bibliothèque de ma mère et m'ont toujours attirés, à son grand désespoir. Têtue comme je l'ai toujours été, j'ai décidé de commencer cette longue série de désastreuses aventures sans prendre compte des avertissements. Je dois avouer que j'ai finalement très bien fait de ne suivre que mon envie.

Tout d'abord, l'auteur Lemony Snicket fait parti de l'histoire et est le nom d'emprunt de Daniel Handler. Après la lecture du dernier tome, je me suis renseignée et ai appris que le véritable auteur ne comptait pas sortir ces romans à l'origine. Ils étaient pour lui des "exercices", lui permettant de perfectionner sa plume et ses autres histoires. Ce n'est qu'après beaucoup de demande de publication qu'il a accepté de les éditer. L'histoire que je vous raconte là est approximative et très peu détaillée. Je vous invite à me corriger si j'ai tort sur quoi que ce soit. Il n'aimait apparemment pas non plus ses héros, qui n'ont que des malheurs et ne se font croire que très rarement. Les adultes qu'il met en scène sont très naïfs, parfois même stupides. Peut-être a-t-il tiré ces conclusions en raison d'expériences personnelles, qui sait?

Le déroulement de ce tome est assez classique, bien que triste et comportant des épreuves difficiles comme la mort des parents du trio Baudelaire. Les orphelins se retrouvent sans presque aucun bien matériel mais hériteront de l'immense fortune familiale une fois la majorité de l’aînée, Violette, atteinte. Ils se retrouvent en attendant confiés à l'horrible comte Olaf, prêt à tout pour empocher leur héritage. Tout est cependant très bien mené alors cela ne dérange pas.

Je vous ai parlés un peu plus haut de Lemony Snicket, le narrateur de l'histoire qui raconte en parallèle de la vie des Baudelaire la sienne. Cela apporte des multitudes de questions en plus au lecteur et sur ce point en particulier, le véritable auteur ne s'est pas moqué de nous. L'univers est finalement beaucoup complexe et complet que ce qu'il n'y parait de prime abord, ce qui est un travail remarquable.

Violette, la passionnée de mécanique qui a 14 ans, est très douée pour bricoler des outils de fortune les tirant d'affaire à maintes reprises. Elle est réfléchie, altruiste, s'occupe très bien de ses frères et sœurs et ne se laisse pas abattre lorsqu'il est question d'en sauver un des deux. Klaus, la bibliothèque ambulante âgée de 12 ans, est aussi très important pour la survie de la petite troupe car il est très documenté sur de nombreux sujets et lit très vite, lorsque le temps leur est compté. Prunille, la benjamine qui n'est qu'une toute-petite et qui ne s'exprime que dans sa propre langue de bébé que seuls ses aînés et quelques personnes comprennent a quatre petite dents bien tranchantes s'avérant très utiles. Le trio s'entend très bien et ne se chamaille pas pour un rien. Ils se serrent tous les coudes, ce qui est un de leur seuls réconforts à présent.

Le comte Olaf et sa troupe d'acteur en papier mâché sont à mourir de rire par moment. Des méchants drôles, c'est tellement plus agréables, surtout dans une saga 13 tomes. Ils sont caricaturaux, ce qui colle assez bien avec leur côté de comédiens absolument ratés.

Les autres personnages sont en revanche très agaçants puisqu'ils ne se rendent compte de rien alors que tout est juste devant leurs yeux. Je sais que c'est quelque chose de voulu mais voir des adultes jouant aux aveugles est comme un épi pour un coiffeur, si vous voyez ce que j'essaie d'expliquer à travers cette étrange comparaison. Le roman reste tout de même plaisant car nous pouvons facilement comprendre que l'auteur a voulu échanger les réactions des enfants avec celles des adultes.

La série est quant à elle très bien réalisée d'après moi (sachant que je n'ai vu que cinq épisodes), ce qui change énormément du film. Elle comporte deux épisodes par tome, ce qui aide à la ressemblance aux bouquins et donc à l'approbation des lecteurs. Le casting est également réussi bien que l'actrice de Violette jouant dans le film est selon moi plus ressemblante (mais cela reste très subjectif).

En conclusion, un très bon premier tome réservant une quantité folle de mystères pour la suite avec un univers plus complexe que ce que nous pourrions croire. Comportant des enfants très mâtures et débrouillards, des méchant tordus et tordants ainsi que des adultes immoraux et un peu abrutis sur les bords. Une série qui n'est pas mal non plus et qui mérite d'être regardée.


P.-S.- Si vous voulez me parler plus en détail d'un livre que j'ai chroniqué ou me partager une de vos lectures, quelle qu'elle soit, voici mon adresse mail: lily.lutinscornouailles@yahoo.com.


Bien à vous, Lily.

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