mercredi 24 mai 2017

Lettre à un ami perdu de Patrick Besson

éditions: librio

nombre de pages: 158

prix: 2€

ma note: 2/5

musique qui m'y fait penser: Breaking the girl des Red Hot Chili Peppers (je l'écoutais en boucle en le lisant bien que les deux n'aient pas vraiment de rapport)

quatrième de couverture: Ils ont vingt ans ou un peu plus. Ils veulent écrire des livres, faire des films ou être comédiens. Marc Alby aime Gladys sous le regard de Didier, le narrateur. Tous trois se séduisent, s'enchantent, s'affrontent. Les jours semblent longs, la vie inépuisable. La plus petite fête est une évasion, mais un drame viendra conclure cette déambulation rêveuse et sentimentale dans le Paris des années 1980.

En passant devant ma bibliothèque, mes yeux sont restés un bon moment sur ce titre. '' Lettre à un ami perdu '', cette triste mélancolie m'a complètement envoûtée, m'obligeant à faire passer ce charme poétique avant tout. Avec sept lectures en cours à mon actif, une de plus, me disais-je, ne devrait pas changer grand chose. En y réfléchissant bien, j'aurais peut-être dû m'abstenir quant à mon attirance impulsive envers ce livre tant j'en suis ressortie désorientée...

L'histoire n'est pas très palpitante. Tout le long du roman, nous nous demandons pourquoi nous restons là, à attendre que l'auteur se réveille et qu'il nous amène là où il le doit, ce qui n'arrive que trop tard. À titre personnel, j'essayais de connaître la raison pour laquelle je persistais alors qu'il ne se passait absolument rien si ce n'est le quotidien barbant de trois personnes agaçantes. La raison était simplement ce titre qui, au fur et à mesure des pages tournées, m'intriguait de plus en plus car il n'avait aucun rapport avec "l'histoire", si toutefois il y en avait une.

Didier, le narrateur, est la plupart du temps semblable à un fantôme hantant le récit et les autres personnages. Il ne parle pas, n'éprouve aucun sentiment (ou si ce n'est pas le cas, il se garde bien de le faire savoir), ne sert pas à grand chose,... Clairement, il est tout autant spectateur que nous. Cela donne une affreuse envie de le secouer en lui criant qu'il est sûrement une poupée en plastique. Le summum de l'agacement arrive lorsqu'il commence à penser qu'il est un être pareil à Gladys (je m'explique au paragraphe suivant).

Cette chère Gladys, quant à elle, est absolument imbuvable (je mets d'ailleurs au défi quiconque ayant une âme charitable de ne pas jeter par la fenêtre une personne pareille). Elle en veut toujours plus, profite de l'argent de Marc Alby (paragraphe suivant) qui ne roule pourtant pas sur l'or. D'un égoïsme pur, elle blesse systématiquement les gens à l'aide de remarques blessantes sensées être drôles. Ses seuls sujets de conversation tournent autour de sa merveilleuse (selon elle) petite personne ou basés sur un tapis de moqueries aux couleurs de jugements. Elle est également volage et nous en venons plusieurs fois à nous demander si elle n'est pas complètement malade. Pourquoi diable les autres s'embêtent-ils avec cette créature détestable? me diriez-vous. Eh bien, lorsque la créature détestable fait tomber tous les hommes comme des mouches, tous sont prêts à endure le pire des calvaires...

Marc Alby n'a, lui, pas vraiment une personnalité et un caractère qui lui sont propres. Il est très fade et est typiquement un «personnage mouton» car il fait ce que l'on a prévu pour lui sans pour autant avoir un avis sur la question. Il aime le cinéma et sortir car l'auteur l'écrit mais il ne le vit pas, n'en parle que très peu et a l'air d'avoir une vie des plus soporifiques. Il reste tout de même plus présent que Didier, ce qui n'est pas vraiment difficile.

La plume de l'auteur est parfois d'une beauté surprenante mais a des dialogues mal construits et monotones. Peut-être n'a-t-elle pas su non plus décrire correctement les sentiments des personnages, les rendant ainsi infectes, tous à leur manière ?..

Nous ne pouvons pas comprendre le titre et l'histoire avant la fin du livre. Elle est d'ailleurs choquante, brutale, rapide (alors que le roman est d'une lenteur extrême tout en étant si court) et est sans nul doute la pire action du roman. Non pas qu'elle n'est pas intéressante pour ce genre de bouquin mais elle ne traite pas bien la réaction des personnages, ce qui donne envie de déchirer chacune des pages.

En conclusion, une lecture décevante qui m'a attirée grâce à son titre mais qui a beaucoup de gros défauts d'écriture et de conception selon moi. Un très bon potentiel quant à la dernière scène qui fut malheureusement si mal exploité que cela en devint frustrant.

P.-S.- Si vous voulez me parler plus en détail d'un livre que j'ai chroniqué ou me partager une de vos lectures, quelle qu'elle soit, voici mon adresse mail:
lily.lutinscornouailles@yahoo.com.


Bien à vous, Lily.

mercredi 17 mai 2017

Mise à jour et Prix des Collégiens de l'Hérault 2017

Bonjour,

aujourd'hui, pas d'article sur un livre ! Eh non, moi qui attends chaque semaine le mercredi après-midi avec impatience pour enfin parler de ce que j'aime et partager avec vous, j'ai décidé de ne pas chroniquer de livre pour cette semaine.

En effet, plusieurs contraintes sont survenues au cours de ce mois de mai. Examens, discours, oral, écriture, lectures, rencontre avec un auteur et mon anniversaire qui approche, sans compter tout le reste, cela commence à faire... 

Je passe un oral blanc cette après-midi et ai fait un discours hier, je voulais donc me détendre en écrivant un article mais ne suis arrivée qu'à constater le fait que le genre le plus présent sur ce blog est la littérature jeunesse. Bien que ce ne soit pas une mauvaise chose, cela ne représente pas vraiment la multitude de genres de mes lectures. Je me suis essayée à un article sur un contemporain mais je me suis vite rendue à l'évidence: je n'en avais pas l'envie. A quoi sert un blog où je suis sensée être entièrement moi-même si je me force à sortir quelque chose ? Alors que certains y répondront peut-être par une longue dissertation, je me contenterais d'un seul petit mot:  RIEN.

Mes dernières lectures ne sont pas encore achevées car j'ai eu la bonne idée de commencer cinq livres en même temps. J'en ai bien fini un, certes, mais je dois vous avouer que je ne suis pas sûre de vouloir le chroniquer ou, tout du moins, pas de suite. Il a d'ailleurs très rapidement été remplacé par deux autres bouquins... oui, je sais, cela peut paraître ridicule.

La seule petite chose pour laquelle je me sens d'écrire aujourd'hui est, à part ce bla bla certainement ennuyeux, le déroulement et le gagnant du Prix des collégiens.

Tout d'abord, il s'adresse à tous les collégiens de l'Hérault (bravo Lily, c'est sûr que personne ne s'en doutait...) et se divise en deux jury de quinze jeunes. L'un est pour les sixièmes/cinquièmes et l'autre pour les quatrièmes/troisièmes. Ils ont chacun cinq livres différents à lire et se réunissent quatre fois. A la première, tout le monde fait connaissance en répondant à quelques questions (comme notre livre préféré ou personnage que l'on adore), a lieu la distribution des livres et notre premier avis dessus. A la seconde, nous disons ce que nous avons pensé de chacune des lectures et pouvons échanger sur quelques autres. A la troisième, nous votons pour le livre qui nous a le plus plu et appelons l'auteur lauréat qui se voit recevoir un chèque de 3000€. Enfin, lors de la comédie du livre de Montpellier, nous rencontrons l'auteur.

Cette année, le jury de quatrièmes/troisièmes a eu cinq livres très différents, ce qui a permis à tout le monde de lire au moins un livre vers lequel il ne serait pas allé. Tous sont d'ailleurs chroniqués sur mon blog et voici mon ordre de lecture:
- L'éveil, stade 1 de Jean-Baptiste de Panafieu (4/5)
- La vitesse sur la peau de Fanny Chiarello (4/5)
- Le jardin des épitaphes, tome 1 de Taï-Marc Le Tahn (2/5)
- Le fils de l'ombre et de l'oiseau d'Alex Cousseau (5/5)
- Les pluies, tome 1 de Vincent Villeminot (5/5)

Les votes ont été serrés et, au second tour, Vincent Villeminot a été l'auteur lauréat. Vu ma note, vous vous douterez sûrement que j'en suis ravie. La rencontre aura donc lieu dans quelques jours et j'ai du mal à rester patiente. Ce fut une très belle expérience qui m'a permise de rencontrer des gens de mon âge qui aiment eux aussi lire. Je le conseille vraiment à tous ceux qui veulent partager à propos de cela.

Voilà, ce fut court et peu construit mais cela m'a tout de même fait plaisir. Si vous avez des questions sur ce sujet, envoyez moi un mail: lily.lutinscornouailles@yahoo.com ou si vous voulez simplement parler bouquins.

Bien à vous, encore et toujours,

Lily.

mercredi 10 mai 2017

Cœur cerise de Cathy Cassidy

éditions: Pocket Jeunesse

nombre de pages: 288

prix: 6,30€

ma note: 5/5

musique qui m'y fait penser: I want to break free de Queen


résumé (de Livraddict)Cherry, 13 ans, et son père Paddy s’installent en Angleterre chez Charlotte, sa nouvelle compagne qui a quatre filles : Coco, 11 ans ; les jumelles Summer et Skye, 12 ans, et Honey, 14 ans. Cherry est ravie de faire partie d’une famille nombreuse. Mais, à peine arrivée, elle craque bien malgré elle pour Shay, le petit copain de Honey. Voilà qui ne va pas arranger la cohabitation déjà difficile avec Honey, la seule à ne pas accepter l’arrivée de son nouveau beau-père ! Alors que tous participent à la création d'une fabrique artisanale de chocolats, Cherry se retrouve partagée entre l’affection pour ses nouvelles sœurs et le charme irrésistible de Shay…


J'ai lu ce livre après une très longue panne de lecture qui a duré un an et demi. C'est d'ailleurs ce dernier qui m'en a fait sortir. J'ai donc un attachement particulier à ce tome et à cette saga en générale. Elle est un peu comme un doudou que l'on revoit quelques années après l'avoir laissé et pour lequel on ne peut éprouver que de bons sentiments parsemés d'une pointe de nostalgie. Je l'avais acheté en poche alors que même à ce jour, certains tomes sont seulement en grand format. Cela a donné une belle saga dépareillée mais j'ai pour projet de revendre mes brochés pour les poches. J'ai décidé de vous en faire la chronique maintenant car j'ai lu le dernier hors-série qui est sorti il y a peu, Cœur piment.

Je tiens à préciser que cette saga vise un publique assez jeune (début collège, je dirais), les petits lecteurs ou les personnes qui avaient juste envie de lire quelque chose de simple et agréable. Pourtant, l'auteure ne se moque absolument pas des plus jeunes car elle a réussi à créer un adorable nid douillet en Tanglewood, cette grande maison aussi atypique que ses habitants.

Les personnages sont tous différents et attachants, donnant une envie incroyable de se terrer avec eux lorsque tout va mal. Cherry est une jeune fille qui a tout le temps été rejetée par les autres enfants, elle voit en sa nouvelle famille une chance de repartir sur de bonnes bases solides avec des gens qui n'ont pas connu son passé et ses petits mensonges pour s'intégrer. Elle rencontre Shay, le beau guitariste du bord de mer qui est bien évidemment le copain de la sœur ayant le plus de mal à l'accueillir (bon, un petit cliché de temps à autre n'est pas très gênant). Son histoire est touchante et on se prend à vouloir l'aider parce que l'on voit dès le départ que ce n'est pas une mauvaise personne à la différence de Léa dans "Le blog ou la vie ?". Je ne m'étalerai que sur Paddy, son père, dans cet article car les autres personnages ont tous un tome et tout vient à point à qui sait attendre, comme je le dis souvent. Paddy est un personnage très compréhensif avec toutes les filles de la maison. Il est rejeté par Honey mais fait tout de même de son mieux pour aider tout le monde, y compris cette dernière.

En parlant de Paddy, laissez moi vous parler de l'élément central de l'histoire qui contribue à l'originalité de cette saga, j'ai nommé la fabuleuse et alléchante chocolaterie que ce cher monsieur a créé et du chocolat de chacune des filles de la maison.Celui de Cherry a un cœur cerise en raison de son nom et de sa mère japonaise. Elle parle souvent de cerisiers en fleurs, d'ailleurs, ce qui n'est pas pour nous déplaire.

Le décor est, vous l'aurez peut être compris, sublime et envoutant. Lorsqu'un des tomes sortait, je me réjouissais à l'idée de retrouver cette maison au bord d'une falaise que donnait sur la mer ainsi que ces paysages britanniques. Tout est bien dosé, rien n'est de trop selon moi. Les descriptions ne sont en aucun cas barbantes mais réussissent à nous faire partir en voyage. La plume de l'auteure est pour mon moi simple et efficace. Elle est douce, pétillante, drôle, dure ou triste quand il le faut.

En effet, ce livre, aussi divertissant qu'il puisse être (ici, divertissant n'est pas un défaut, il est juste le mot le plus proche de la réalité) nous embarque vite fait, bien fait dans l'histoire et hop ! nous nous retrouvons happés par les problèmes de la jeune protagoniste à qui il arrive des choses plus ou moins normales pour une adolescente, je pense, mais qui crée justement un lien entre ce lieu merveilleux et la vie réelle.

De plus, une révélation vers la fin du bouquin m'a bien surprise, ce que j'ai adoré car, bien que j'aurais pu y penser, cela ne m'a même pas effleuré l'esprit. Je trouve cela très intéressant d'avoir traité de cette façon ce quelque chose (encore une fois, je serais curieuse de savoir ce que vous avez pensé).

En conclusion, un livre très bien construit et mené, ayant des personnages attachants et atypiques pour la plupart. Ce tome pose très bien l'univers de la saga et bien que celle-ci soit destinée à de jeunes lecteurs, est très riche et réserve bien des surprises.

P.-S.- Si vous voulez me parler plus en détail d'un livre que j'ai chroniqué ou me partager une de vos lectures, quelle qu'elle soit, voici mon adresse mail: lily.lutinscornouailles@yahoo.com.



Bien à vous, Lily.